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black smoke - blake

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MessageSujet: black smoke - blake    08.11.17 22:16



Elle oublie un peu tout ce soir. Les tracas de la semaine, la facture d’électricité qui est tombée mercredi, la mauvaise humeur de Jeff. La façon dont elle a su éviter le conflit. Elle se retrouve avec une bouteille de whisky entre les mains, l’une des quinze références que proposent le pub où elle travaille depuis le début du mois. Mandy a déjà travaillé au service, mais plutôt dans des petits restaurants. Le bar est une ambiance totalement différente, et particulièrement celui-ci. On est un peu éloignés du genre de pub qui attire les touristes comme au fameux Temple Bar, où la foule se presse. Ici, ce sont des habitués, des gens d’ici qui viennent siroter un whisky, une petite bière artisanale, pour discuter, ou venir écouter de la bonne musique lorsqu’un groupe se présente sur scène. Mandy a pu assister à un petit concert le week-end dernier, et c’était plutôt chouette. Ca lui a donné envie de se remettre à composer sur sa guitare. Il faut qu’elle change les cordes d’ailleurs, les siennes sont tellement usées, ça fait un bail qu’elle n’a pas vérifié tout ça. Elle se contente de l’accorder quand il y a besoin et ensuite elle gratte, pour se détendre et pour se rappeler qu’elle a toujours ce bout de talent qui lui colle à la peau. Jouer la comédie, ça lui sert un peu tous les jours, souvent quand elle sort avec Jeff, qu’il se comporte comme le parfait mari. Parfois, il l’est. Et ça lui réchauffe le cœur pendant un instant, quand elle sent sur elle son regard d’autrefois, plein d’envie, plein de fierté. Mais malheureusement, ces moments sont rares. C’est sûrement pour ça qu’elle les collectionne précieusement dans son cœur, pour garder un peu d’espoir quand elle en manque.
Mais ce soir, elle passe une bonne soirée. Tout ça, c’est resté derrière la porte de son appartement. Jeff est en formation à Belfast, pour trois jours. C’est le deuxième, elle a encore demain pour elle. Alors elle a choisi de se faire jolie, comme avant. Elle a pris plaisir à se vernir les ongles en rouge sang, à habiller ses lèvres de la même couleur. A se sentir bien en fouillant dans ses vêtements, avant d’enfiler une petite robe noire, avec des chaussettes hautes, dévoilant une partie de ses cuisses nues, et ses Doc Martens préférées. Elle a décidé de se sentir bien ce soir, en allant travailler dans un endroit qu’elle apprécie.

La soirée touche à sa fin, d’ailleurs, sa collègue et elle ont commencé à ranger, refusant la petite dernière pinte, même si on leur fait les yeux doux. Elles échangent les verres contre des gobelets en plastique pour laisser sortir les clients, tranquillement, afin qu’ils finissent leur consommation à leur guise. Le patron passe les voir, toujours aimable et le mot pour rire. Les chaises sont remontées sur les tables, pour la plupart, et deux collègues sont en train de faire le ménage dans la salle. Quant à Mandy et l’autre barmaid, elles terminent tranquillement de mettre en route le lave-vaisselle, et ranger les bouteilles qui traînent après avoir nettoyé le bar, et donné la caisse au patron venu la récupérer.
Enfin, elle sort du bar, en resserrant sa veste contre elle d’une main, tout en portant une cigarette à ses lèvres de l’autre. Elle commence à fouiller dans son sac, et murmure un « merde » pour elle-même, en se rappelant avoir prêté son briquet au type qui s’amuse à lui faire du rentre-dedans depuis qu’elle est ici. Un mec avec un blouson sur le dos. Le même blouson de cuir que celui que possède le type qui se trouve en face d’elle. Ce type qui lui fait détourner le regard quand elle croise le sien. Ce même type qui vient de tendre son bras vers elle, un briquet allumé au bout de sa main. Les yeux bleus de Mandy se perdent sur ce visage devenu familier sans le connaître. Et elle s’approche. Et s’embrase. La cigarette. « Merci. » murmure-t-elle après s’être reculée, un peu surprise par la rapidité de cet enchaînement. « J’espère que c’est pas pour avoir un verre en rab’. J’ai pas encore ce pouvoir. » commente-t-elle, histoire de. Histoire de pas dire juste merci, et d’entendre à quoi peut bien ressembler sa voix.
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Blake O'Brien
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    09.11.17 1:48


Dans l'appart', j'entends que sa ricane et que ça braille de l'autre côté de la porte. Une serviette autour des hanches et une autre, plus petite en main, j'ouvre la porte de la salle de bain pour tomber nez à nez avec Lia et sa meilleure amie. Surprise dans un premier temps, le rouge monte immédiatement aux joues de la petite blonde, mais loin d'être intimidée, elle fait lentement glisser son regard le long de mon torse tout en se mordillant la lèvre. Si je la connaissais pas si bien, je l'aurais baisé depuis un bail. Mais Lia me tuerait. Mon épaule se pose nonchalamment sur le chambranle de la porte et je lui balance un petite sourire mi-lubrique, mi-moqueur. « Salut Molly. » Immédiatement ma sœur, lève les yeux au ciel et attrape le bras de sa meilleure amie, avant de l'embarquer de force vers le salon. Loin de se laisser démonter cette dernière se retourne et me lance un clin d’œil avant de la suivre. Salut Blake » Sa voix est sensuelle, tout comme son fessier qu'elle fait exprès de balancer de gauche à droite avec excès tout en disparaissant du couloir. Cette nana passe son temps à me chauffer, et je passe mon temps à m'en amuser. Lia, ça la fait littéralement péter les plombs, et je crois que c’est ce qui me fait encore plus marrer dans l'histoire. « J'te préviens Blake, on squatte l'appart ce soir, donc trouve-toi un truc à faire, et loin si possible ! » OK. Message passé. Pas vraiment envie de subir leurs histoires de gonzesses toute la soirée, de toute manière. J'entre à nouveau dans la salle de bain. La buée s'est quelque peu estompée, et à l'aide de ma serviette, toujours en main, j'essuie le miroir au-dessus du lavabo.

Voilà comment je me retrouve trente minutes plus tard au Roadhouse, les cheveux encore humides, une bière à la main, en pleine partie de fléchettes avec des habitués. J'ai jamais été super bon pour planter mes flèches, faut dire que la plupart du temps, j'y joue ici, et que je suis rarement sobre. Ça doit être une des premières fois, que j'ai pas l'impression de tanguer quand je me penche en avant pour viser la cible. Manque de bol je me retrouve avec Neil, qui lui en est pas à son premier verre. On se fait largement dominer et quand l'autre équipe arrive aux 501 points, je suis désigné pour aller payer ma tournée.
Quand j'arrive au bar, mes yeux sont immédiatement attirés par un nouveau visage. Elle est un peu plus loin, penchée en avant, semblant tendre l'oreille pour tenter de comprendre ce qu'un client lui veut. D'ici j’aperçois uniquement son profil, des traits fins, un léger sourire accroché aux lèvres et une peau pâle qui donne envie d'être rougie. C'est Ella qui me sort de mes pensées. Vu son regard, je crois bien que c'est pas la première fois qu'elle me demande ce que je veux. Après lui avoir dicté ma commande, je lance à nouveau un regard à la nouvelle qui est en train de servir une bière tout en rigolant avec un client. « C'est qui elle ? » Un petit sourire vient accrocher les lèvres de Ella. Elle commence à me connaitre. « Mandy, elle a commencé il y a quelques semaines, je me demandais ce que tu attendais pour attaquer, d’autres n'ont pas attendu aussi longtemps.. » Elle me colle un clin d’œil et s'en va m'encaisser. Je devais être trop saoul. J'ai entendu quelques fois les mecs évoquer le cul de la nouvelle petite blonde au comptoir, sans vraiment y faire attention. Maintenant je comprends mieux. Et encore que les rumeurs étaient en dessous de la réalité.
Après deux heures à jouer, je suis complètement fauché. Les flèches ne sont pas avec moi ce soir, et les tournées à ma charge s'accumulent. J'avoue que pour une fois ça m'arrange bien d'aller au bar. J'ai pas pu me faire servir par cette fameuse Mandy, mais à chaque fois, je lance quelques regards discrets dans sa direction.. Comme un prédateur observant son festin.
Quand la musique s'éteint, que les lumières se font plus discrètes, je suis les derniers clients vers la sortie. J'ai le temps de fumer deux clopes avant de la voir sortir à son tour. Mais la vérité, c'est que mon paquet aurait pu y passer s'il fallait. Je l'observe, à l’écart, fouiller dans son sac. Lorsque j'entends un juron sortir de ses lèvres, une sorte de frisson descend le long de ma colonne vertébrale jusqu'à mon entrejambe. Elle m'excite déjà. Comprenant l'objet de sa frustration, je m'approche d'elle, et lui tends du feu. L'occasion me parait trop belle. Je peux enfin détailler chaque subtilité de ses traits. Ses yeux me captent immédiatement. Deux magnifiques billes bleues qui caressent mon visage. Après m'avoir remercié, elle s'éloigne, juste d'un pas et je me retiens de combler cette distance. Le but n'étant pas de la faire fuir tout de suite. Quand je vois qu'elle enchaine avec une phrase beaucoup plus longue que son simple merci, je souris. Elle me facilite la tâche si elle engage la conversation. « Je suis déçue. Moi qui pensais que j'allais enfin pouvoir picoler à l’œil. » A mon tour, j'attrape une cigarette et l'allume. Il caille ce soir à Dublin, au point que quand je recrache ma fumée, on sait pas vraiment si c'est dû au tabac ou à la température. « Je m'appelle Blake, je pense qu'on va être amené à se voir souvent, j'ai mes habitudes ici. » Tenant la cigarette du bout des doigts, je l'approche de nouveau de ma bouche, sans lâcher Mandy des yeux. Hors de question de lui avouer que j'ai déjà choppé quelques infos sur elle. Mon regard descend un instant sur ses lèvres, avant de replonger dans ses prunelles aussi vives que captivantes. « Puis on sait jamais, peut-être qu'un jour tu auras le pouvoir de m'offrir un verre. » Les coins de mes lèvres se lèvent légèrement. Mes yeux toujours plongés dans les siens. Cette fille me fait un effet de dingue et malgré le froid automnal, je pourrais rester des heures, ici, à partager des clopes avec elle, dans l'espoir de partager plus, très vite.


@Ella González je te fais intervenir dans le rp, j'espère que ça te dérange pas. On va devoir parler lien toi et moi lick
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    11.11.17 11:10



Elle aime cette ambiance. La chaleur du lieu, la chaleur des gens – même si parfois ça se résume à des types bourrés qui lui sortent des trucs salaces –, la musique qui passe, ses collègues et le patron qui sont au top. Bref, ça fait quelques semaines qu’elle a mis les pieds ici, qu’elle a commencé à prendre ses marques, et plus ça va, mieux elle se sent dans cet endroit. Elle a bien remarqué que la clientèle était souvent la même, que peu avaient des accents étrangers – pas de touristes –, qu’il y avait une cohésion dans le groupe et que la plupart se connaissaient. Elle a eu le temps de s’habituer à voir ces mecs aux blousons de cuir, décorés de patchs identiques. Mandy avait eu l’occasion de les croiser à de multiples reprises, depuis qu’elle s’était établie à Dublin, mais elle n’avait entendu que des on dit. Elle n’avait jamais eu l’opportunité de les croiser, ou le malheur – certains appelaient ça ainsi – de se frotter à eux. On disait d’eux qu’ils étaient violents, arrogants, dangereux… Parfois arrangeants, aussi, ça dépendait des gens et des versions qui se modifiaient selon le type de relation entretenue. Quant à Mandy, depuis qu’elle est ici, tout ce qu’elle voit, ce sont des types qui aiment venir boire une bière, qui se balancent des vannes à la tête, qui ont toujours un mot pour rire quand ils s’adressent à elle, et qui ont l’air d’être aussi soudés que les deux doigts de la main. Bref, rien de tout ce qu’elle a pu entendre à leur sujet jusqu'à présent. Et puis, il y a Ella aussi, sa collègue, avec qui le courant est tout de suite passé. Une jeune femme adorable, maman, avec les pieds sur terre. Elle sort avec un de ces gars, et elle ne dit que du bien d’eux, quand le sujet vient sur la table. Tout ça, ça a d’autant plus attisé sa curiosité, remis en route son imaginaire à leur propos, modifier le dessein dans son esprit.

C’est pour ça qu’elle n’a aucun mouvement de recul, au moment où un de ces gars se place devant elle pour lui filer du feu, quand elle réalise que le sien est entre les mains de quelqu’un d’autre à présent. Elle l’a déjà vu plusieurs fois au bar, toujours entouré de ses acolytes, de filles, toujours un verre à la main. Et une clope derrière l’oreille. Elle n’a jamais eu l’occasion d’échanger avec lui, avant ce soir, avant qu’il vienne à elle maintenant. Alors, elle se lance, elle a envie, bêtement de savoir qui il est, son nom, d’où il vient. Pourquoi toutes ces questions ? Peut-être parce qu’il dégage ce putain de magnétisme quand il passe dans le bar, peut-être parce qu’à cet instant lorsqu’il vrille ses prunelles sombres dans les siennes, elle sent qu’il y a un truc dans son ventre qui se tord. Et peut-être bien parce qu’il a un joli sourire, qui lui donne envie de sourire à son tour. Et elle sourit d’autant plus à sa remarque. C’est loupé, mais elle l’a prévenu. Puis il se présente, et elle se contente d’hocher la tête dans un premier temps. Mandy est encore en train d’assimiler les détails le concernant, et plus particulièrement sa voix. Pas trop grave, avec un brin d’éraillement derrière le velours de son timbre, c’est léger, mais elle l’a perçu, et elle lui plaît. Avec un léger temps de retard, elle se reprend, pensant à se présenter à son tour. « Enchantée, je m’appelle Mandy. Oui, je t’ai aperçu quelques fois au bar. » Temps d’arrêt. Elle sent le besoin de se justifier. « J’essaie de me familiariser avec les visages, et de vous reconnaître, un peu tous. Pas terrible les fléchettes ce soir ? » La blonde reporte la cigarette à ses lèvres, et se sent incapable de quitter le visage de Blake du regard. Tellement d’informations, de questions que soulèvent ses traits, ses cicatrices sur sa joue. Alors qu’elle recrache sa fumée, il fait une nouvelle fois preuve d’humour, et elle adore ça. Elle baisse les yeux un instant pour fixer ses pieds, un sourire étirant ses lèvres, toujours présent alors qu’elle s’apprête à lui répondre en relevant le visage vers lui. « Oh, je vois, donc tu fais ami-ami avec moi maintenant, afin de pouvoir être un privilégié au bar, une fois que j’aurais un statut un peu plus... sûr. » Elle reporte la cigarette à sa bouche, plissant légèrement ses yeux en le fixant. « Astucieux. » D’un geste machinal, elle resserre son perfecto contre elle, une nouvelle fois, espérant mieux lutter contre la froideur de la nuit. Elle sent la chair de poule se dessiner sur ses cuisses et croise les jambes pour mieux conserver la chaleur. « Tu sais quoi ? Tu seras le premier à qui j’offrirai un verre, quand je me sentirai en droit de le faire. » Elle sourit et se perd un peu plus dans la contemplation du visage abîmé de Blake. « Ca fait longtemps que tu viens passer tes soirées ici ? J’ai l’impression que vous n’êtes que des habitués. » Vous. Les clients, et puis la nuance sur ce club de motards dont il fait partie.

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Blake O'Brien
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    11.11.17 22:45


Le fait qu'elle m'avoue sans difficulté, qu'elle m'a déjà remarqué, me plait. Comme tous les mecs sur cette planète, j'aime entendre les nanas flatter mon ego, mais ce que je ressens à ce moment là, c'est différent. J'arrive pas bien à l'expliquer, et j'ai pas envie de m'attarder sur l'analyse de ce qui se passe dans ma tête. Pour le moment, seulement les mouvements de ses lèvres et le bleu de ses yeux m’intéressent. Et ça tombe bien, elle me lâche pas du regard. « Je dois t'avouer que les fléchettes c'est pas mon truc. » Un sourire plus franc vient s'afficher sur mon visage. « Mais ce soir, ça m'arrangeait plus que les autres soirs, de venir au bar payer ma tournée. » En continuant de la fixer, j'espère lui faire comprendre qu'elle en est la cause principale.
Un rire bref mais franc franchit mes lèvres. J'ai pas vraiment envie de faire ami-ami avec toi, Mandy .. mais ça je vais le garder pour moi, pour le moment. Je sens mes yeux qui pétillent à la fois d'excitation et de malice. Cette tension qui se balade entre elle et moi, s'amuse avec mes nerfs. Je suis à la fois pressé. Pressé de poser mes lèvres sur elle, connaître le gout de sa peau, sentir ses jambes se serrer autour de mes hanches. Et en même temps j'aime cette langueur. Cette incertitude. Est ce que je lui fais réellement le même effet ? Est-ce qu'elle a envie des mêmes choses que moi ? Ou est-ce que j'interprète tout mal ? Putain je suis même plus sûr de moi, je commence à me poser des questions, là où j'ai l'habitude de foncer sans réfléchir.
Ses petites mains viennent s'accrocher à sa veste en cuir. Elle a froid elle aussi. C'est là que je le vois. Le petit anneau doré autour de son annulaire gauche. Merde. Tous les plans que je suis entrain de me monter s'effondrent. J'avais pas pensé à cette option. Ça complique les choses. Les femmes mariées, les mères de famille, ça ne m'a jamais trop effrayé, au contraire ! Elles ont tendance à ne pas me harceler en espérant plus qu'une partie de jambe en l'air de temps en temps. Par contre, elles sont beaucoup plus difficiles à corrompre, forcément. Ça me fait chier. Ça m'énerve un peu plus que je l'aurai cru même et je suis sûr qu'à ce moment précis mon visage se ferme. Peut-être qu'avec l'obscurité de la rue, elle remarquera rien. Je sais pas si c'est l'idée de ne jamais avoir Mandy, ou plutôt celle de devoir la partager si j'y arrive, qui me déplait autant. Dans tous les cas je me sens comme un gamin frustré. Mes yeux glissent alors furtivement le long de son corps. Comme un cadeau que je ne pourrais peut-être jamais déballer. Sa petite robe noire qui la moule parfaitement, laisse apparaitre de longues jambes, à peine couvertes. Puis je tombe sur sa paire de chaussure, et mon sourire revient. Ces pompes ! C'est un détail, et pourtant c'est terriblement sexy. Bien plus qu'une paire de talon aiguille. Putain cette nana a tout juste.
Je ne réponds rien à sa promesse, mais je la note précieusement dans un coin de ma tête. Ses yeux me détaillent et ça me plait. Je sens un courant d'air chaud venir de l'intérieur et mon palpitant qui s'excite un peu trop fort. « Pas mal d'habitués ouais. Ça fait des années qu'on traine ici.. » Je tire une dernière fois sur ma cigarette avant de la jeter par terre et de l'écraser. « On fait tous partie d'un club de moto, du coup le Roadhouse est un peu l'endroit où on se retrouve pour boire des coups. La bière est bonne et les serveuses sont sympas. » Je lui balance un petit clin d’œil et fourre mes mains dans mes poches. Pas besoin d'aller plus dans les détails, après tout notre réputation parle pour nous. A moins qu'elle soit nouvelle en ville. « Tu es de Dublin ? » Suivant à qui on s'adresse, on peut avoir des versions différentes. Les bagarres, les armes, les motos, ça effraie et les gens adorent fabuler sur nous. Ça fait partie du charme et du mystère qui entourent les Redhawks. J'espère juste qu'elle a eu vent uniquement de la jolie version. La preuve de ma bonne foi, je lui propose de la raccompagner .. « T'es à pied ? Il est tard, je m'en voudrais de te laisser rentrer seule. Il se passe des trucs pas nets en ce moment en ville et Ella me tuerait s'il arrivait quelque chose à la petite nouvelle. » Ok, c'est parfaitement calculé. Je lui montre d'un signe de tête ma moto qui trône un peu plus loin sur le trottoir. Et j'imagine déjà les cuisses de Mandy autour de celle-ci. Ça peut me permettre aussi d'y voir un peu plus clair sans avoir à poser de question. A savoir si quelqu'un l'attend chez elle et dans le cas échéant, si elle va me proposer de monter. « Tu es déjà montée sur une moto ? Si tu préfères je te raccompagne à pied ? »
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    12.11.17 14:43



Sa réflexion lui donnerait presqu’envie de rougir, mais elle réussit à laisser couler, en faisant comme si de rien n’était. Ne rebondissant pas dessus, elle se contente une fois de plus de hocher doucement la tête. Comme pour signifier qu’elle a bien entendu, qu’elle a bien compris, et pour s’empêcher de répondre elle tire une nouvelle bouffée de nicotine, doucement. Autour d’eux, elle sent que les gens commencent à se disperser, écrasant les cigarettes au sol, pliant les verres plastiques avant de s’essayer à des paniers dans les poubelles environnantes. Petit à petit, le bruit s’amoindrit et Mandy n’a plus aucun mal à se focaliser sur Blake, et sur ce qu’elle sent au fond d’elle. Dire qu’il ne lui fait pas d’effet serait nier la vérité. C’est assez inavouable pour elle, mais le fait est que ce type au regard sombre lui provoque des frémissements à l’intérieur. Sa voix, sa posture, sa carrure, la façon dont il la regarde. Ca lui réchauffe l’intérieur quand elle en prend conscience. Et elle s’en veut. La raison pour laquelle elle s’en veut vient d’être repéré par l’objet de son intérêt actuel. Mandy a vu les yeux de Blake se poser sur sa main, sur son alliance, et son expression a changé instantanément lorsqu’il a reporté son regard dans le sien. Elle a pu lire la surprise s’afficher avant que l’information ne s’implante complètement dans son esprit. Un peu honteuse, elle a baissé son visage. Honteuse de quoi au juste ? Avoir eu envie de se faire draguer, de flirter et se sentir un brin désirée par un autre homme que son mari ? Alors dans un souci de redorer son image, de passer pour une fille qui s’intéresse un peu à tout, dans sa globalité, elle pose des questions portant sur lui, le bar, ses potes. Dans un souci de ne pas le laisser s’en aller si vite, aussi.

Quelques bikers s’éloignent et toute son attention est concentrée sur elle. Intérieurement, elle est gonflée d’une sensation qui lui est inconnue depuis plusieurs années. De la satisfaction, un bout de fierté mal placée. Le sujet vient de tomber sur le tapis : le fameux club de moto, et elle ne peut s’empêcher de détailler son blouson de cuir, bien que les couleurs du club se trouvent dans son dos. Elle engrange précieusement les informations qui le concernent et son clin d’œil à son égard la fait sourire, encore. Il n’a pas l’air d’avoir envie de partir. Il enchaîne même avec une question à son sujet. « Ca fait huit ans que je vis ici, je viens de Wexford, à la base. Et toi ? Dublin depuis toujours ? » Il a un accent dublinois assez prononcé, bien plus que celui qu’elle s’est forgé au fil du temps. Mandy écrase ensuite sa cigarette contre le mur à côté d’elle, et se déplace jusqu’à une poubelle à deux mètres pour y jeter son mégot et reste un peu interloquée face à la proposition qu’il commence à lui avancer. Elle n’est pas du genre à psychoter, à se faire des films et stresser au moindre type qui prend le même chemin qu’elle. Son réflexe est de repousser son invitation, d’autant plus lorsqu’il lui indique sa moto un peu plus loin. Monter là-dessus ? Sa première pensée est qu’elle n’a pas de casque, et il n’a pas prévu le coup. Ensuite, il a bu, et être en petite robe là-dessus, c’est le risque assuré pour avoir les fesses à l’air. Enfin, question discrétion pour arriver devant son immeuble, on repassera. Jeff est ami avec certains de leurs voisins, et elle n’est pas certaine que se faire raccompagner ainsi, sera bien vu, et encore moins apprécié une fois que cela sera parvenu aux oreilles de son époux. « Oui, je suis à pied, je n’habite pas très loin, une quinzaine de minutes tout au plus. Tu veux jouer au bon Samaritain ce soir ? » Elle pose la question avec un sourire malicieux, n’ayant pas encore décidé quelle réponse finale elle va lui donner. Elle gagne du temps. Mais quand deux minettes viennent frôler Blake, dont une qui lui passe une main le long du torse en s’accrochant à sa ceinture pour l’inciter à partir d’ici, Mandy se décide instantanément. Bêtement. « Ca te dit de marcher ? » Et sans attendre davantage, elle se met en route, n’espérant pas de réponse, se contentant de voir s’il arrive à sa hauteur rapidement. C’est ce qui arrive, il a réagi. « J’ai jamais fait de moto. Enfin, si, tu sais les petites bécanes quand t’es jeune. Je sais pas si ça compte.. » dit-elle avec un sourire à lui offrir. Elle ne sait plus si c’est le souvenir qui le provoque, ce sourir, ou ce contentement de le sentir près d’elle. « Je préfère pas tester ce soir, t’as bu, t’as un seul casque… » Avec ses mains, elle imite le jeu d’une balance qui pèse le pour et le contre. « Et je suis quelqu’un de responsable. » Jusqu’ici. Elle le regarde du coin de l’œil, avec sa tête de plus qu’elle, et elle peut pas s’empêcher de le trouver diablement attirant. Puis se morigéner intérieurement, aussitôt la réflexion faite. Mandy se ressaisit au moment où elle le voit tourner la tête vers elle et pose la première question qui lui passe par la tête. « Tu bosses dans quoi ? »

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Blake O'Brien
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    20.11.17 14:57

J'ai jamais mis les pieds en dehors de Dublin, seulement pour faire quelques roadtrip à moto. Et les seules choses qui m'intéressaient ,c'était la route et les quelques pubs dans lesquels on s'arrêtait boire un coup et manger un morceau. Wexford je connais de nom, mais sans plus, alors je me contente de hocher la tête pour lui signifier qu'elle a tapé juste. Dubliner à 100%. Non pas que j'en fasse une fierté. C'est comme ça, c'est tout.
Quand je lui propose de la ramener, je ressens immédiatement son hésitation et ça me fait un coup dans le bide. J'ai peur qu'elle dise non, j'avais pas pensé à cette option. Je sais que c'est ridicule. Elle bosse au Road, je peux la voir quand je veux. Mais je suis pas de nature patiente, et j'ai encore envie de passer un peu de temps avec elle. Je lui décroche un sourire, un peu détendu par sa réponse et forcément amusé par son air espiègle. Mais j'ai pas le temps de lui répondre. Deux poules du club s'approchent de moi. La main de Katia se pose sur mon torse et elle me murmure doucement de les suivre. Elles et moi, on se connaît bien et on aime bien s'amuser ensemble, mais ce soir, il y a Mandy. Je me sens comme pris entre deux feux. La facilité du côté de ces deux brunes plantureuses. Ou Mandy et toute la complexité qu'elle m'inspire et qui forcément m'attire. Sauf que cette dernière me laisse pas vraiment le temps de réfléchir. Je la vois se détourner rapidement et commencer à marcher. La panique me prend deux secondes aux tripes. Merde, mon choix est tout fait en fait. Heureusement, elle m'envoie une perche. Une perche que je m'empresse de saisir. Et sans un regard pour les poules, je me défais de leurs emprises et augmente l'allure afin de me retrouver aux côtés de la petite blonde aux Doc Martens qui claquent sur le goudron humide.
Maintenant qu'on est là, tous les deux, à fouler les rues de Dublin en direction de son appartement, je me sens comme un gosse qui sait pas vraiment s'y prendre à son premier rencart. Heureusement elle enchaine la conversation. « Sérieux ? La moto c'est un sacré bol de liberté. Une fois qu'on a essayé, on a du mal à s'en passer. » La suite me fait rire. Je secoue la tête et prends quelques secondes pour sortir une nouvelle cigarette et lui tendre le paquet afin qu'elle se serve si elle veut. « Pour le casque, je t'aurais filé le mien, c’est pas un problème. Et pour l'alcool.. » J'allume la cigarette et recrache la fumée vers le ciel. « Disons que c'est pas ça qui m'aurait le plus déconcentré sur la moto. » Le côté responsable, c'est pas le truc qui me fait le plus bander chez une fille. Mais Mandy casse tous les codes. Et ça, ça commence à me plaire. Je lui proposerais bien de l'emmener un jour faire un tour, en lui promettant d’être sobre, je pourrais même lui trouver un casque adapté. Mais je suis pas ce genre de mec. Et je veux pas qu'elle s'imagine quoi que ce soit.
Au moment où mes yeux se dirigent vers elle, pour se perdre une nouvelle fois dans la contemplation de son profil, je me rends compte qu'elle était en train de m'observer. Et ça aussi, ça me plaît ! Sauf qu'elle pose une question dont je suis pas prêt à répondre. En règle générale, je fais pas vraiment d'effort particulier pour bien paraître aux yeux d'une fille. Faut dire que les nanas avec qui je traine, s'en foutent de savoir si elles vont porter un casque sur ma moto ou si j'ai trop bu pour conduire. Alors je prends une petite minute avant de répondre, feignant de tirer une latte un peu plus importante que les précédentes. Puis je me décide à lui balancer la vérité. Ça mènerait à rien de mentir, elle va bosser au milieu de gens qui me connaissent mieux que personne. La vérité sera à sa portée un jour ou l'autre. « Je m'occupe de faire la sécurité de jour, dans un club. Un club de striptease. » Je jette un coup d’œil dans sa direction, histoire d'avoir un aperçu de sa réaction. Je me sens con, je sais pas pourquoi ça me prend autant la tête. Après tout je suis juste videur, pas client. « Et toi, tu as toujours voulu servir des pintes ? » Je tourne le sujet dans sa direction, préférant parler d'elle, que de moi.
Les yeux rivés sur elle, j’aperçois assez tardivement le mec en vélo qui trace droit sur nous à toute allure. D'une main, j'attrape le poignet de Mandy, et de l'autre sa nuque afin de la plaquer contre moi. Le mec à vélo passe pile à l'endroit où elle se trouvait il y a quelques secondes. Un autre jour, j'aurais pu lui briser les os pour ça. Mais là, je m'en fous. Parce qu'au moment où j'ai posé mes doigts sur elle, je me suis rendu compte que j'en avais envie depuis le début. Comme une obsession inconsciente. Son visage se retrouve tout proche du mien et j'arrive plus à la quitter des yeux. Mes doigts se resserrent un peu plus sur sa nuque chaude et je m'autorise même à la caresser du bout du pouce, d'une manière si légère qu'on pourrait se demander ce que je fais vraiment. Une putain d'envie de l'embrasser me prend, et mon regard fait des va-et-vient entre ses prunelles bleues et ses lèvres carmin. « Excusez-moi, j’espère que vous allez bien ? J'étais dans mes pensées, je voulais pas .. » Le mec en vélo... J'ai même pas vu qu'il s'était arrêté quelques mètres plus loin. Je relâche Mandy, complétement frustré et la mâchoire crispée. Ce connard, nous regarde d'un air désolé, un bonnet rouge vissé sur la tête. Quand je me tourne vers lui, il a mouvement de recul et se fait plus méfiant. « On s'en branle de tes excuses, casse-toi ! » Ni une, ni deux, il fait demi-tour tout en s’excusant une nouvelle fois auprès de Mandy. Je souffle un bon coup et passe ma main sur mon visage, histoire de me remettre les idées en place. Ma clope est au sol entrain de finir de se consommer. Je sais pas vraiment si je suis en colère contre ce mec pour avoir failli écraser Mandy ou alors pour nous avoir dérangé après ça, mais peu importe, le plus important c'est qu'elle aille bien. « Ça va ? Tu t'es pas fait mal ? » Maintenant que je l'ai eu si près de moi, difficile pour moi de la regarder sans ressentir l'envie d'explorer de nouveau sa peau. Je reste planter à l'observer, attendant sa réponse, complétement sonné par l'effet qu'elle me fait.

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MessageSujet: Re: black smoke - blake    22.11.17 0:24



Elle l’écoute parler moto, un léger sourire aux lèvres. Mandy se déplace plus souvent à pieds. Et le sentiment de liberté, elle le ressent ce soir. C’est tout bête, mais depuis des années, elle n’a jamais été raccompagnée par un inconnu, charmant par-dessus le marché, et rien qu’avec ça, elle a l’impression de briser un peu les chaînes de son quotidien. Ils ne partent pas en vacances avec Jeff. Ils vont rarement à Wexford, depuis qu’il a perdu ses parents. Le couple Egan reste indéfiniment à Dublin, sans joli projet. Il lui donne envie, Blake, de grimper sur sa foutue moto. Même avec quelques verres en trop. Mais elle ne le fera pas. Comment expliquer à Jeff ce qu’elle faisait sur cette moto, si elle a un accident avec ce gars ? Alors elle se contente de ce minuscule bout de liberté qu’elle s’offre ce soir, en savourant la présence d’un autre homme pendant quelques instants. Elle fait non de la tête lorsqu’il lui propose une cigarette et garde le silence. Elle le conserve d’autant plus lorsque le brun sous-entend qu’elle aurait été l’objet de sa déconcentration. Ses joues s’empourprent dans l’obscurité, et elle baisse le visage, gênée, troublée au possible. Chaque soir passé au Roadhouse, Mandy se fait draguer plus ou moins subtilement. Ca la fait rire, elle en plaisante même et oublie. Mais lui, qui se tient tout à côté d’elle, et qui la drague gentiment, ça la fait rougir et ça la rend muette. C’est ridicule, pense-t-elle.
Alors pour mieux saisir d’où ça vient, elle le regarde. Elle comprend et ça la dérange. Ca fait une éternité qu’un homme ne l’a pas perturbée ainsi, ne lui a pas plu aussi instantanément. Elle croise son regard, et elle pose une question en l’air, qui demande forcément une réponse, et qui permettra à son esprit de se calmer un peu. Elle met du temps à venir, cette réponse, et quand elle l’obtient, c’est un haussement de sourcils surpris qui traduit sa pensée. « C’est.. original. » souffle-t-elle dans un premier temps, avant de tourner la tête pour le regarder. « Tu dois croiser un paquet de gens bizarres là-bas, non ? » Elle fronce légèrement le nez, exprimant le dégoût que lui inspirent les images qu’elle a en tête : les vieux qui ont un peu de pognon à jeter aux pieds de jeunes filles dévêtues, la bouche entrouverte à espérer quelque chose qu’ils n’auront jamais sans payer. A sa question, un rire lui échappe. Puis elle hausse les épaules avant de réfléchir par où commencer et comment résumer. Elle se doute que son CV ne l’intéresse pas vraiment. « Non, pas vraiment. Ca pourrait être pire. Mais j’aurais jamais dû atterrir ici, si ça s’était passé comme prévu. J’étais étudiante en théâtre avant et puis un jour, les plans ont changé. » Puis Mandy ne comprend rien à ce qui lui arrive. Elle sent juste les mains de Blake la saisir et la coller contre lui. Le visage plaqué contre le haut de son torse, le nez dans son cou, elle pose sa main libre contre son abdomen pour prendre appui. Tous ses sens sont en alerte, et elle perçoit beaucoup de choses différentes. La main de Blake qui la maintient contre lui, juste à la base de sa nuque, son odeur, et la chaleur que dégage son étreinte. Elle relève le visage, sentant que le danger dont il l’a protégée est passé et elle se trouve, littéralement, nez à nez avec le biker. Malgré elle, elle sent qu’elle ne maîtrise plus grand chose à cet instant, et quand elle capte le regard sombre aller de ses yeux à ses lèvres, quand elle remarque la légère caresse sur sa nuque, elle sent les battements de son cœur se mettre à accélérer furieusement dans sa poitrine, alors que ses yeux questionnent Blake et ses intentions.
C’est une intervention inespérée qui lui redonne un peu d’air, et l’occasion de respirer normalement à nouveau, alors que le brun relâche son étreinte protectrice. Mandy n’a même pas le réflexe de regarder le cycliste qui a failli la renverser, elle se contente de fixer sans relâche Blake, se demandant si tout ce qu’elle a perçu ne vient pas seulement de son imagination. C’est seulement quand il aboie sur le type qu’elle finit par réagir et un frisson la parcourt toute entière. L’autre s’en va sans demander son reste, et quand Blake se tourne de nouveau vers elle, elle met une seconde de trop à lui répondre, encore complètement troublée. « Non… Non, non, ça va, j’ai rien, je suis entière. Je crois. » dit-elle avec un demi-sourire tout en croisant les bras contre elle. Elle baisse le visage et jure intérieurement : ce foutu rythme cardiaque ne voudrait pas baisser d’un ton ?! Elle en a du mal à s’entendre penser. Les bras croisés contre elle, elle se rapproche d’un pas de son sauveur et se replace face à la rue, de sorte qu’ils reprennent leur route. C’est ce qu’ils font et au bout de quelques mètres parcourus, elle reprend la parole. « Je l’ai pas vu arriver. Joli réflexe. Merci Blake. » souffle-t-elle, en lui jetant un coup d’œil alors qu’ils marchent côte à côte. « T’as bien fait de me raccompagner, il me serait peut-être arrivé des bricoles. J’aurais pas misé sur un cycliste en terme de danger potentiel, mais soit. » Elle hausse les épaules et ne peut s’empêcher de le regarder, encore. C’est comme un aimant pour son regard, c’est physique, elle ne le contrôle pas. Et elle décèle à chaque fois quelque chose qui lui plaît un peu plus. Ses lèvres pleines. Son nez bien droit. Sa mâchoire savamment dessinée, qui appelle aux caresses et à l’écueil de baisers. Elle ferme une petite seconde les yeux, essayant en vain de chasser de son esprit le schéma qui s’est élaboré : et si le cycliste n’était pas intervenu ?
La question reste en suspens, et silencieuse, alors qu’ils viennent de passer dans une nouvelle rue, la sienne. Et son appartement se trouve dans l’immeuble juste là. Plutôt que d’annoncer clairement qu’elle habite ici, elle ralentit un peu le rythme de ses pas, et finit par s’arrêter près de l’entrée. Elle a du mal à se l’avouer, mais la première chose qu’elle a faite en apercevant son immeuble, a été de vérifier quelles fenêtres étaient allumées. Les siennes ne reflètent aucune activité, et elle se sent soulagée. Comme si Jeff avait pu rentrer plus tôt par ses propres moyens. Mais les fenêtres de ses voisins ne laissent entrevoir aucune lumière, non plus. C’est suite à cette constatation, que la jeune femme se tourne vers Blake, en le scrutant pendant quelques toutes petites secondes. Elle sent au fond d’elle, qu’elle ferait mieux de le remercier et de s’arrêter là. Cependant, quand elle ouvre la bouche, Mandy sait pertinemment que ce ne sera pas la raison qui parlera. « Je peux pas t’offrir un verre au bar, mais je peux t’en offrir un chez moi. Ca compense ? » Et intérieurement, elle peut jurer qu’il ne refusera pas. C’est pourquoi elle tient déjà son trousseau de clés au creux de sa main, prête à passer la porte d’entrée de l’immeuble.
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Blake O'Brien
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    23.11.17 17:23


Je suis loin d'être passionné par mon boulot. En-soi, regarder des nanas qui se trémoussent autour d'une barre c'est amusant les premiers temps, puis on s'y habitue et on trouve ça assez navrant au final. Les études ça a jamais été mon truc non plus, et puis je devais bosser pour pouvoir assurer un toit à Lia. Je suis tombé sur ce poste grâce aux Red, et depuis je me pose pas trop de question, j'y vais, je fais ce que j'ai à y faire, du moment que ça paie les factures. Certes c'est pas hyper gratifiant comme job, et Mandy me fait comprendre qu'elle trouve ça assez dégueulasse ce genre d'endroit. Je peux pas la contredire. « Y'a un peu de tout qui se fréquente. De la petite raclure du coin, au gros pervers en passant par le mec en costard-cravate qui vient oublier sa femme et ses enfants. Tout ça pour quelques nanas qui s'en moquent de se salir pour de l'argent. » Pas très reluisant. « Mais c'est le monde dans lequel on vit. » Je hausse les épaules. A quoi bon s'offusquer. Les choses sont telles qu'elles sont, c'est pas moi qui vais y changer quoi que ce soit.
Le rire de Mandy raisonne dans la rue et mon regard se tourne immédiatement, attiré par ce je-ne-sais-quoi, qu'elle dégage. C'est dans la foulée que j’aperçois le vélo et qu'elle se retrouve dans mes bras. Le contact dure certainement pas plus d'une minute, mais ça suffit pour m'exciter. Pas de cette excitation superficielle que je ressens quand j'ai envie de tirer un coup. Avec elle j'ai envie de prendre mon temps, j'ai envie de la savourer, d'apprendre à connaître son corps et ce qui peut la faire frémir. Égoïstement j'ai envie de devenir spécial à ses yeux, sans pour autant lui promettre des choses impossibles. Je suis à quelques centimètres de sa bouche et je m'apprête à aller la gouter sans même lui demander son avis, lorsque le gars nous interrompe.

Quand le mec se décide à partir, et que Mandy m'assure qu'elle va bien, je sens mes épaules se détendre petit à petit. Je la suis tranquillement quand elle reprend la route en direction de chez elle. Je réponds pas à ses remerciements, encore un peu sonné, énervé, et certainement frustré, mais la suite de sa phrase me décroche un sourire. « Ravi d'avoir pu être utile alors. » Une fois de plus, nos regards se croisent, et putain j'ai envie de la toucher. Je vois bien qu'elle a froid, je pourrais me servir de n'importe quelle excuse pour m'approcher d'elle encore une fois, mais la réalité c'est que j'en suis incapable. Préférant rester méfiant face à tout ce que je ressens quand elle est un peu trop près. Si Wyatt me voyait perdre mes moyens face à cette blonde, il se foutrait de ma gueule jusqu'à ma mort.
Les pas de Mandy ralentissent et inconsciemment je fais de même, jusqu'à ce qu'elle s’arrête devant un porche, alors je comprends qu'on est arrivé à destination. On s’observe pendant quelques secondes. Je sais pertinemment ce qui se passe dans sa tête, elle hésite à me dire au revoir ou à me faire monter. Je reste statique attendant sa réponse, ne souhaitant pas influencer son choix. Je me souviens encore du petit anneau doré qu'elle porte... Il n'empêche que quand elle ouvre la bouche, je reste suspendu à ses lèvres. Le plus étonnant dans tout ça, c'est quand elle me propose ce dernier verre, et que la première idée qui me vient en tête est de refuser. Pourquoi ? Je suis incapable de l'expliquer. Certainement ma conscience qui décide de se réveiller à ce moment précis, après quasiment trente ans d'absence. Et pourtant je lui réponds par l'affirmative, accompagné d'un sourire charmeur, un de ceux que je réserve quand j'ai des idées derrière la tête. « Ça compense. » Je la suis dans le hall d'entrée, et profite de la vue dans l'escalier. Arrivé à son étage, je l'observe, sans un mot, glisser les clés dans le verrou et ouvrir la porte. Elle allume la lumière et je me faufile dans son appartement. Immédiatement mes yeux se posent sur les photos accrochées au mur, les chaussures qui pourraient trainer à l'entrée, ou d'un quelconque indice m'indiquant l’existence d'un homme dans la vie de Mandy. Mais rien. Alors je la suis dans le salon, je retire ma veste en cuir, la pose délicatement sur le canapé. Je la vois aller vers la cuisine pour nous servir quelque chose à boire, ce qu'elle voudra, du moment que ça me permet de rester encore un peu. « Tu me parlais de théâtre, tout à l'heure, tu voulais être actrice ou un truc du genre ? » Je peux pas nier qu'elle a un charisme fou, et même si je suis pas branché théâtre, je pourrais me taper deux heures d'une pièce pourrie juste pour la regarder. Toujours debout, j'observe le salon. Tout est chaleureux, bien loin de mon appartement. Un tapis au sol, des coussins assemblés sur le canapé, quelques bouquins d'art qui trainent sur la table basse... « Tu t'intéresses au dessin ? Ma sœur est douée, elle est tatoueuse. » Certaines personnes comprennent pas où se loge l'art dans le tatouage, et pourtant il suffit de voir le talent de Lia pour comprendre. Un pas après l'autre, je prends possession des lieux, laissant couler mon regard sur la déco, un doigt sur une guitare qui traine dans un coin.. Je fouille sans gène dans sa collection de vinyle, notant au passage ses goûts musicaux. Puis Mandy revient de la cuisine, deux verres à la main, et je lui souris sans trop de raison. Juste parce qu'elle est belle, et que je suis content d'être ici, d'être chez elle. Je la remercie en attrapant ce qu'elle me tend et nos doigts se touchent une demi-seconde, ça suffit pour réveiller la flamme que j'avais réussi à apaiser après l'épisode du cycliste. Je me racle la gorge et m'assoit sur son canapé. A croire que je me sens gêné ? Intimidé ? « J'ai longtemps rêvé d'être boxeur pro, et comme tu dis, les plans ont changé. » Je sais pas pourquoi je parle de ça. Déjà la référence à ma petite sœur était de trop, je suis pas du genre à dévoiler ma vie à la première venue, et maintenant la boxe. Mais je me sens bien avec Mandy. Elle me donne envie de me détendre à ses côté, parler de nos vies, la faire rire. Et surtout, j'ai envie de comprendre cet effet un peu spécial, ce désir un peu plus fort, cette attraction incontrôlable.


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MessageSujet: Re: black smoke - blake    24.11.17 12:29




Une bouffée de chaleur l’a emplie à l’instant où elle lui a proposé de monter. Et elle a perduré quand il lui a souri, après avoir accepté un dernier verre. Elle sait très bien que ce n’est pas raisonnable, ni la chose à faire maintenant. Depuis quand a-t-elle décidé qu’il était sûr d’inviter un type chez elle, chez eux, qu’elle connaît à peine ? Connaître à peine ne serait même pas le pire là-dedans. Elle n’imagine même pas la réaction de Jeff s’il venait à l’apprendre. Elle est certaine qu’elle le regretterait amèrement. Mais tant pis, Mandy prend le risque, et à cet instant, elle pense juste à ses envies. Et elle n’a pas envie de le laisser partir, pas plus que de rester seule maintenant. Alors qu’elle grimpe les marches menant à son étage, un tourbillon de pensées entrave son esprit, et elle ferme un instant les yeux devant la porte avant de glisser la clé dans la serrure, d’une main légèrement tremblante. Elle est nerveuse, elle le sent. Ca lui fait tout drôle de le faire entrer ici. Intérieurement, elle se félicité d’avoir rangé ses affaires, les vêtements qu’elle s’était amusée à essayer avant d’aller au travail. Ressortant des tenues qu’elle ne mettait plus jusqu’alors, sentant toujours le regard de son mari sur elle, qui lui rappelait qu’il détestait la savoir habillée ainsi, en n’étant pas auprès d’elle, car il savait que d’autres hommes allaient la regarder. Alors, pour éviter les conflits, elle avait tout rangé, et tout laissé de côté. Mais pas ce soir.
Elle quitte ses Doc, machinalement, et se retourne vers Blake. « Mets toi à l’aise. » lui glisse-t-elle dans un sourire avant de se détourner vers la cuisine. Elle réfléchit un court instant. Elle ne va pas toucher aux bouteilles de Jeff… Alors, elle ouvre la porte du frigo, et dans le bac au fond, elle sort deux bouteilles de bière artisanale. C’est un de ses petits plaisirs. Mandy a toujours aimé la bière, et adore en découvrir de nouvelles, créées par de petites brasseries qui mériteraient d’être connues. La question du brun la fait sourire, elle se retourne un instant vers lui. « Oui, c’était un peu fou, mais j’espérais faire carrière. On parlait d’Hollywood avec mes copines. On était un peu.. naïves. A l’époque où j’ai abandonné, il y avait un casting pour une série. Ca aurait pu être une chance. » Elle hausse les épaules, à nouveau, et lui tourne le dos. Rapidement elle les décapsule, puis elle jette un regard par-dessus son épaule, et voit Blake fureter dans son salon, curieux de tout. Elle se reprend, se mordant la lèvre tandis qu’elle saisit deux verres pour les remplir du liquide houblonné. Tiens, il est tombé sur ses lectures. Mandy sourit, étonnée d’en apprendre un peu plus et curieuse suite à l’information qu’il lui a glissée, et s’arrête avant de verser la bière. « Oui, je dessine un peu. Je touche à tout, enfin j’essaie. Ca veut pas dire pour autant que je suis douée. Elle a un salon, ta sœur ? Je me suis fait tatouer il y a quelques années. Juste un. » dit-elle, et ça s’entend dans sa voix qu’elle sourit. Ca fait longtemps qu’elle ne s’est pas sentie aussi libre, et heureuse de discuter de tout et de rien. Surtout d’apprendre des choses sur lui. Elle n’aurait pas parié une seconde, qu’en le remerciant pour du feu, ils finiraient par venir ici pour discuter de tout. De lui, d’elle.

Mandy revient avec ses verres en main, et tend le premier à Blake. Ca lui fait une sensation toute drôle quand ses doigts viennent effleurer les siens. Ca lui rappelle, juste avant, quand il avait cette main dans sa nuque, et qu’ils étaient si proches. A cette pensée, elle se rend compte à quel point elle joue avec le feu. Elle le laisse s’installer sur le canapé, puis se pose à ses côtés, se tenant de côté pour mieux le voir, ramenant une jambe contre elle, à moitié en tailleur. Cette nouvelle information le concernant la fait détourner le regard sur sa carrure, plutôt que sur son visage. Elle note ses épaules larges, et ses bras, que son t-shirt laisse entrevoir. Son blouson de cuir laissait savoir qu’il n’était pas moins athlétique mais en l’occurrence, au fond d’elle, elle se dit qu’elle comprend mieux la sensation de sécurité qu’elle a éprouvée lorsqu’il la serrait contre lui. « C’est vrai ? Tu pratiques depuis longtemps ? Tu vas dans un club pour t’entraîner ? » Ses yeux bleus scrutent à nouveau son visage, en quête de saisir de nouvelles expressions, mimiques. Mandy porte son verre à ses lèvres, et récupère la mousse sur sa lèvre du bout de sa langue. L’amertume est bien présente, ce qu’elle préfère. « Tu l’aimes bien ? Sinon, j’ai autre chose. Je t’ai même pas demandé si ça t’allait… » Elle se passe une main dans les cheveux, navrée d’être une si mauvaise hôte. Puis ses yeux se posent sur sa jambe d’où un bout de son tatouage dépasse de sa robe. Elle pose son verre sur la table basse. « Tiens, regarde, mon tatouage. » Sa montgolfière toute étirée remonte haut sur sa cuisse, alors que de ses mains elle s’applique à maintenir sa robe de chaque côté de sa jambe. « Ca m’a fait mal ! » dit-elle, avec le rire dans la voix, en le regardant. « C’est sûrement pour ça que je n’ai pas retenté l’expérience. » avoue-t-elle un peu honteuse de passer pour une chochotte. « Attends, je vais mettre un peu de musique. » Elle se déplace jusqu’à sa platine, et après avoir rapidement farfouillé dans sa collection, elle en ressort un. « Tu aimes Neil Young ? Sinon, on changera.» Elle place le vinyle, et alors qu’elle retourne sur le canapé, elle récupère son verre, boit une gorgée et se remet à observer Blake. « Qu'est-ce que tu fais sur ton temps libre ? Tu boxes, quand t'as fini ta journée et que tu n'es pas encore au Roadhouse ? »
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MessageSujet: Re: black smoke - blake    06.12.17 23:37


La curiosité m’envahit quand Mandy me parle d'un tatouage qu'elle se serait fait il y a quelques années. J'imagine le contraste entre sa peau pâle et l'encre sombre.. J'aimerais bien lui demander où se trouve ce fameux dessin, mais je préfère garder le suspense, espérant pouvoir le découvrir moi-même, plus tard. « Elle tente d'ouvrir le sien. Pas facile, les banques veulent pas la suivre, elle est encore toute jeune, mais elle a du mal à bosser pour quelqu'un. » Et vu le sale caractère qu'elle se coltine, elle doit pas être facile en tant qu'employé. Elle a toujours été comme ça Lia, tel un petit oiseau libre et indépendant, préférant se manger le béton à faire les choses seules, plutôt que de devoir compter sur quelqu'un. Et ça me rassure de la savoir aussi sauvage.
Une fois Mandy revenue au salon, je mets enfin ma curiosité de côté afin de la rejoindre sur le canapé. On m'a pas appris les bonnes manières quand j'étais gosse, mais la jolie blonde n'a pas l'air de s'offusquer que je me permette d'entrer dans son intimité, sans éprouver la moindre gêne. La position qu'elle adopte laisse entrevoir un peu plus, le haut de ses cuisses, ce qui me coupe complètement dans mes pensées. Je ne peux m’empêcher de m'humidifier les lèvres en observant presque avec gourmandise la peau satinée de la serveuse. Le sujet dérive sur la boxe en même temps que ses yeux dérivent sur mon torse. J'ai l'impression d'être à poil. Avant de lui répondre, je me racle la gorge et sirote un peu de bière qu'elle vient de me servir, histoire de me donner de la contenance. « J'ai commencé ado. Je pratique au Kath. C'est Abel le proprio, un mec du club, tu as déjà dû le croiser, il vient souvent au Road... » La phrase reste en suspens lorsque Mandy a la bonne idée de venir lécher du bout de sa langue la mousse qui recouvre sa lèvre supérieure. La tension sexuelle que je ressens à ce moment-là, commence à atteindre des limites et je dois vraiment redoubler d'efforts pour ne pas lui sauter dessus. « Elle est très bonne. » je lui réponds, laissant planer le doute sur le fait que je parle bien de la bière. Mes yeux continuent de fixer son visage, je suis persuadé que je pourrais pas me lasser de ses traits fins, de ses yeux bleus, de sa bouche fine. Et puis comme si ça suffisait pas, aussi rapidement qu'inattendu, je la vois relever un bout de sa robe, déjà pas bien longue, afin de me dévoiler son tatouage. J'essaie d'avaler ma salive mais j'ai l'impression d'avoir un truc coincé dans la gorge. Mes yeux restent braqués sur sa cuisse découverte et je m’apprête à y poser les doigts, quand elle se lève d'un bond et s'en va vers la platine. Merde. J'espère qu'elle a rien capté et en même temps je me demande si elle aurait pas fait exprès de m'esquiver.. Je me pose mille questions comme un puceau qui s’apprête à sauter une nana pour la première fois. Faut que je me détende. Je m’apprête à sortir une cigarette puis me ravise, j'ai pas vu de cendrier dans le coin et j'ai pas envie de me les cailler à ouvrir la fenêtre pour fumer. Quand elle revient s'assoir à mes côtés et approche le verre de sa bouche, je reste interdit, attendant ce moment où la mousse va encore venir se coller à ses lèvres. Les premiers accords de guitare, accompagnés de l’harmonica, se font entendre et j'acquiesce à sa question à propos de la musique. « Ouais, il m'arrive d'aller à la salle, Abel veut reprendre en pro, j’essaie d'être au maximum là pour le motiver. » Sans parler des missions pour le club, des enquêtes sur l'agression de Dimitri, du pétage de plomb de Kieran, des représailles qui se préparent.. Toutes ces choses dont je pourrai jamais parler librement à une nana. « Sinon j'aide un peu ma sœur à monter son projet de salon. Je lui laisse la paperasse, mais je l'accompagne à chaque visite de local. » Le bras nonchalamment posé sur le dossier du canapé, j'attrape du bout des doigts une mèche de ses cheveux, puis commence à jouer avec. Comme si de rien était, je continue à lui parler de tout et de rien, tout en observant du coin de l’œil sa réaction, essayant de masquer les miennes. « Je me souviens encore des peaux de cochon que j'allais acheter à la boucherie du coin pour qu'elle s'entraine. Le mec devait me prendre pour un psychopathe. » Je baisse un instant la tête, comme d'habitude, par pudeur, presque honteux d'afficher un sourire à l’évocation de ces souvenirs. « Puis très vite, elle s'est entrainée sur moi. Le premier c'était celui là.. » Je lâche sa mèche de cheveux avec laquelle je continuais de jouer jusque-là, pour mieux me rapprocher. Tournant la tête, je lui expose ma nuque et l'arrière de mon oreille droite, où l'ombre d'une hirondelle, aussi petite qu'une pièce de cinq centimes, semble vouloir s'envoler. Voulant rebondir sur ses craintes de se refaire tatouer, j'enchaine. « Et crois moi, j'ai failli chialer comme une fillette quand elle a attaqué le deuxième. » Relevant mon t-shirt je laisse apparaitre mes côtes, du côté gauche, où les paroles d'une chanson sont gravés dans ma peau. Pendant quelques instants je reste dans le cette position, afin de laisser le temps à Mandy d'observer le travail de ma sœur, le texte étant entouré de fleurs, et de ronces aux épines saillantes. « Mais au final c'est une douleur qu'on finit par apprécier. » Mon visage se retrouve une nouvelle fois trop près du sien, au point où je peux sentir à nouveau son parfum envahir mes narines. Lâchant mon haut, je faufile à nouveau ma main droite dans sa nuque, tout en laissant trainer la pulpe de mon pouce sur sa joue, ne la quittant pas du regard. La musique en fond se fait sourde face aux battements de mon cœur qui cogne toujours plus fort. Puis sans réfléchir, je me penche, allant chercher ses lèvres du bout des miennes, presque avec hésitation malgré l'envie de la gouter qui explose d'impatiente en moi.

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