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mingo - we gladly feast on those who would subdue us

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- Statut : désintéressé, à force de vivre en immersion au milieu des femmes les plus affriolantes de la ville, il ne louche plus sur leurs courbes délicieuses, ni sur celles des autres.
- Origines : sang mêlé dont la moitié irlandaise est confirmée
- Relations : (domingo) père adoptif, dieu vivant
- Pseudo : Amaru
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- PIEGE DEPUIS : 04/12/2017
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MessageSujet: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   15.12.17 0:12


we gladly feast on those who would subdue us
mingo & keano

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Dopé à l’euphorie du cabaret, véritable drogue dure qui infuse encore dans tout son être, Keano parvient péniblement à redescendre de sa planète. Comme chaque soir, il a peiné à se défaire de son personnage de scène dans les coulisses du Pandémonium, à troquer cette prestance qui lui colle à la peau contre son costume de Keano méconnu que personne n’acclame, l'esprit en constante dissociation entre la fiction et la réalité. Il traîne encore un peu dans les couloirs de l’immeuble qui ne dort jamais, escorte les danseuses à moitié dénudées qu’il a arraché aux effusions de plaisir des derniers clients jusqu’à leurs appartements, en s’assurant qu’elles ne chahutent pas trop afin de ne pas réveiller Tiago qui dormait probablement à l’étage, revenu de chez sa mère pour le week-end. Bien évidemment, il n’échappe pas à ce cortège sans écoper d’une ou deux traces de rouge à lèvre vermeille décalquées à la perfection sur sa joue, signature caractéristique des danseuses et de leurs bonnes nuits collant avant de partir se coucher ou jacasser entre elles sur leurs performances mutuelles de la soirée. C'est le moment que choisit Keano pour s'évaporer avant de faire une overdose de potins. Il grimpe quatre à quatre les marches qui le séparent du nid des Do Vale, préférant de loin la compagnie de son père à celle de cette bande d'harpies. Il sait que Mingo est rentré de son escapade du vendredi soir parce qu’il a aperçu le néon de la salle de bain grésiller depuis le porche du cabaret, alors qu'il se grillait une dernière cigarette.


Toute sa discrétion est mise en oeuvre pour ne pas faire grincer ce satané plancher. Keano pousse la porte en murmurant le nom du chien loup qui accompagne Tiago dans chacun de ses mouvements. L'imposant animal l'a sûrement entendu arriver de loin mais il a toujours cette crainte au fond de bide qu'il le confonde avec un intrus et lui saute à la gorge. Le bruissement de l'eau qui coule dans l'évier de la salle de bain lui indique clairement ce qui est en train de s'y tramer. En fermant les yeux, il peut parfaitement s'imaginer la scène qu'il trouvera derrière sa porte : son père en train de débarbouiller son corps réduit à l'état d'une mosaïque humaine composée de sang séché et de contusion. Plus jeune, Keano ne parvenait pas à fermer l’œil tant que Mingo n’était pas rentré de son arène itinérante. Il passait des nuits entières à guetter le grincement des gonds de la porte et l'écho de la marche parfois boiteuse de son paternel avant de s’autoriser à s'endormir. Puis, il a fini par comprendre que dans cette fosse aux lions, Mingo était probablement le plus impitoyable, celui dont la crinière se voit de loin et qui fait passer le reste de l’assemblée pour des chatons sans défense. Enfin, c'est ce que les ragots qui sont remontés jusqu'à ses oreilles lui ont appris. Malgré les efforts démenés mis en place par ses frères et lui pour s’inviter à un de ses tournois de gladiateurs urbains , ils n’étaient jamais parvenus à trouver l’endroit exact où ils se donnaient. Keano marque un détour par la cuisine et frappe finalement à la porte pour prévenir Mingo de sa venue. Il entre sans même attendre une réponse de la peur de son père adoptif. Il le salue d'un geste de la tête et lui tend la poche de glace qu'il a récupéré au passage dans le congélateur avant de baisser la lunette des cuvettes pour s’y installer. Alors, ils ont toujours pas réussi à te voler ta couronne ? Il penche la tête sur le côté pour mieux admirer le roi invaincu des rues de Dublin, bien amoché mais toujours debout devant lui. Il s’exprime en portugais, comme toujours lorsqu’ils se retrouvent dans leur intimité et qu’ils n’ont plus aucun effort d’intégration à fournir. Un sourire étend ses lèvres alors qu'un autre détail de sa soirée lui revient à l’esprit. Il vient de se rappeler qu'il a un message à transmettre. Dolores te souhaite une bonne nuit. A comprendre : Dolores t’en veut de ne pas l’avoir honorée de ta présence. Ca a beau faire des années que Mingo s’éclipse le même soir de chaque semaine, sa sœur continue inlassablement de se pointer à ce moment précis, ce qui n’était pas pour déplaire à Keano qui se retrouvait moins seul pour enflammer le public du Pandémonium et qui profitait de la présence de son aînée pour se décharger de quelques responsabilités que leur père lui laissait en son absence.

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- Statut : épris d'une solitude qui lui colle à la peau depuis des années sans jamais vraiment en souffrir. Né pour œuvrer seul et sans la moindre bague au doigt
- Origines : irlandaises et portugaises.
- Relations : FAMILLE
(primo) fils, relation explosive.
(dolores) fille, prunelle de ses yeux.
(keano) fils adoptif.
(tiago) fils, lien fragile.
PANDEMONIUM
(niamh) ancienne danseuse, protégée.
(lance) sécurité, ami de confiance.
(bevin) employée, vile tentatrice.
(ancilla) hérésie.
- Pseudo : Samhain.
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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   15.12.17 15:28


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Tout le monde sait ce qu'il fait, les coups qu'il donne et se reçoit aussi. Tout le monde le sait mais personne en parle parce que Mingo a toujours été très vague sur ses combats parce qu'ils sont son univers à lui. La violence qui s'en dégage est parfois si impressionnante que le public tout autour d'eux ne peut s'empêcher de hurler toujours plus fort, comme s'ils attendaient le jour où un des combattant finirait par s'effondrer et ne plus se réveiller. Mingo est celui qui coûte le plus cher, celui sur qui on mise si on veut être certain de gagner gros.
O Pai. (le père)
Il entend encore les cris résonner dans sa tête alors que de lourdes gouttes de sang coulent une à une le long de son visage fracassé qui pourrait laissé entrevoir qu'il n'a pas dominé le combat. Son corps courbaturé se laisse maladroitement tomber dans la baignoire pour laisser l'eau le laver de ses péchés et de sa violence qu'il dissimule derrière une autorité excessive. Domingo peut le sentir, O Pai, le combattant, l'être détestable, l'impitoyable, se détacher de lui petit à petit. Lorsqu'il quitte le pseudo ring, le brun laisse derrière lui ce qui fait de lui tout ce qu'il déteste. Et en entrant dans son appartement tard la nuit, il ne reste plus que le père. Le vrai, pas celui que des hommes bourrés de fric acclament. Pas celui qui détruit des corps pour se sentir vivre.

Comme après chaque combat, il a la sensation d'être vidé, de ne plus être capable de ressentir quoi que ce soit. Il peut entendre en lui résonner les coups alors que l'eau cesse enfin de couler sur lui. Son nez lui est si douloureux que Mingo serait incapable de dire s'il est cassé ou non. Las, l'homme enfile un jogging et s'approche du miroir qui lui renvoie le reflet de son visage cassé et gonflé. Ses sourcils se froncent alors que dans son dos, la porte de la salle de bain s'ouvre. Son visage se tourne sachant que derrière s'y trouve Keano. Keano, toujours un môme, même après vingt-trois ans, à venir prendre des nouvelles de son père après chaque combat. Comme pour s'assurer qu'il reste un héros même dans cet autre monde qu'il ne découvrira certainement jamais. Primo l'a supplié des milliers de fois pour venir dans les coulisses mais Mingo n'a jamais cédé. Il n'a pas envie, le père, que ses enfants puissent voir son vrai visage et se rendre compte qu'il n'est peut-être pas si irréprochable. Parce que dans ses moments là, le combattant met de côté son humanité, sa paternité, ses sentiments et tout ce qui le compose en temps normal. Il devient un autre. Ou alors, peut-être est-il lui-même, loin de ses filtres et de ses chaînes.

Mingo attrape la poche de glace pour la poser sur sa main gauche abîmée. Sa faiblesse depuis plusieurs années déjà. Cassée une fois et fragile comme du verre depuis. Ses coups n'ont jamais le même impact qu'une bonne droite lorsqu'il les donne mais l'enragé passe au dessus de la douleur et continue, encore et encore, jusqu'au jour où il la brisera à nouveau. Ils leur faudra fondre l'or de leurs mères pour s'en faire une deuxième. La mienne, ils n'y toucheront jamais. Sa voix traverse l'air, sûr de lui, trop. Qu'importe, la fierté d'un homme n'a pas de limites et plus elle est grande, plus elle le rend indestructible. S'il ne l'avait pas, Mingo ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui ; seulement une pisseuse. Le père fronce les sourcils au prénom de Dolores et une grimace se dessine sur son visage, le déforme encore plus dans sa laideur. Elle était vraiment fâchée ? Il demande en sachant qu'elle devait l'être, oui, comme toujours. Parce que sa fille est un monstre de caractère qui ne supporte pas savoir son père au combat. Qui supporte encore moins l'idée qu'il ne soit pas toujours là, à l'attendre, à l'aimer, à ne pas lui donner toute son attention. Et lui, pauvre bougre, qui se contente de s'en vouloir et qui se rachètera du mieux qu'il pourra. Comment s'est passé le spectacle ce soir ? Son corps se redresse du rebord de la baignoire pour se diriger vers le salon et s'installer dans le canapé, tenant toujours la glace contre sa main qui estompe déjà sa douleur. Comme à chaque fois où il quitte le navire, Mingo reprend ses marques, prend les transmissions et repart à nouveau dans son rôle de pilier de cet endroit.
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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   16.12.17 19:52


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Keano s’est toujours demandé ce que Mingo pouvait bien ressentir, rechercher ou même fuir dans ce genre de manifestations destructrices auxquelles il s’adonnait. Il faut dire que le vieux Do Vale n’en parle absolument jamais, en dehors de ces quelques mots arrachés à la va-vite lorsque le brun vient quémander des nouvelles du combattant. C’est probablement cette sensation de liberté que Keano trouvait au centre tir qui l’enivrait mais il n’en était pas certain. Parfois, il s’en veut le môme de ne pas avoir hérité de cette hargne qui fait battre les cœurs de Mingo et de Primo. Aussi loin qu’il puisse y réfléchir, Keano ne s’est jamais retrouvé dans un conflit physique, si on oublie ceux qui l’opposaient à ses frères quand venait le moment de choisir la chaîne de télévision qu’ils regarderaient – c’est toujours Primo qui remportait ce privilège –. Généralement, quand ce genre de crise existentielle survenait, c’est vers Tiago, pas plus belliqueux que lui, que Keano se tournait pour être rassuré. A la demande de son père concernant Dolores, le gamin crispe les lèvres pour lui signifier qu’il n’est plus dans les bonnes grâces de sa princesse. Bien sûr, il en rajoute une couche pour se moquer gentiment de l’affection paternelle de Mingo, toujours plus prononcée quand il s’agissait de la grande dame de leur famille. Elle veut plus jamais te revoir. Il souligne ses paroles d’une nouvelle moue désolée avant de lancer la phase de négociation de leur plan. Enfin, rien qui ne puisse s’arranger avec une nouvelle paire d’escarpins, tu sais comment elle est. Ces mots, ce sont précisément ceux que Dolores, monstre de superficialité, lui a dicté pour faire pression sur leur géniteur et évidemment, Keano, toujours de mèche pour se liguer amicalement contre leur paternel, assure pleinement son devoir de les répéter.

Lorsque le corps las du combattant quitte finalement la salle de bain, Keano lui emboite le pas jusqu’au salon où il s’immobilise, légèrement en retrait. C’est qu’il a autre chose à annoncer à Mingo et ça risque de beaucoup moins le faire rire. Il espère que garder ses distances le tiendra à l’abri des déflagrations qui pourraient survenir. Brièvement, il cherche ses mots pour minimiser l’impact de ceux-ci sur la bonne humeur du mâle alpha. J’ai déconné, pai. A voix basse, à peine audible, Keano reconnait ses torts. Maintenant, il redoute le moment où les yeux assassins de son vieux se verrouilleront sur lui pour lui réclamer une explication plus approfondie. Il a beau avoir atteint l’âge d’être un homme mature et réfléchi, face à son père, il ne reste plus de lui que l’enfant qui a peur qu’on l’envoie au coin parce qu’il a fait une bêtise un peu trop grave. C’est Evita. Evita, danseuse au piètre talent mais poule aux œufs d’or du cabaret lorsque les choses en venaient au reste. Bien entendu, Dolores qui ne pouvait pas saquer la prostituée en question qu’elle trouvait bien trop prétentieuse à son goût, n’était pas étrangère à l’emportement du jeune Do Vale. Elle y avait même grandement contribué vu que c’est en partie sous son influence que Keano a réagi aussi virulemment là où il aurait conservé son calme en temps normal mais il préfère récolter le blâme plutôt que mouiller son aînée. Il n’a jamais été du genre à moucharder, surtout pas lorsque ça en venait à Dolores. Comme un peu près tous les hommes de cette famille à l’exception de Tiago, il ne pouvait pas vivre correctement en la sachant remontée contre lui. Elle se donne jamais à fond sur scène. Ca m’a pas mal énervé et je lui ai peut-être glissé que si c’était pour pourrir le spectacle des autres filles, c’était pas la peine de revenir. Keano passe une main dans ses cheveux pour se donner le courage de continuer sans défaillir. Je pense pas qu’elle reviendra. La gifle aussi monumentale que tonitruante qui avait suivi leur altercation avait rendu ça très clair. Instinctivement, en attente du jugement de son père, les yeux de l’adopté dégringolent vers le sol, en guise de signal d’apaisement, comme les appelle Tiago, expert du comportement animal lorsqu’il parle de ses élèves canins. Keano a toujours dit que vu la famille de bêtes sauvages dans laquelle ils évoluaient, l’éthologie animale pouvait très bien s’appliquer à eux aussi.

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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   17.12.17 0:59


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Un long soupir quitte ses lèvres tandis qu'il s'enfonce un peu plus dans le canapé à la réponse de Keano concernant Dolores. Mingo ne s'attendait pas à autre chose venant de sa part mais l'idée de devoir l'affronter une nouvelle fois dissipe déjà le calme qui repose dans ses entrailles depuis la fin du combat. Son regard se pose sur sa main, encore légèrement recouverte de sang séché mélangée à l'humidité du glaçon. Puisque t'aimes bien faire le pigeon, tu lui diras que j'suis pas une banque la prochaine fois que tu la vois. Les paroles de Dom ont toujours eu le don d'être agressive, un peu trop sincère aussi. Il n'a jamais vraiment eu de filtres avec ses enfants et se doute bien que Keano ne le prendra pas mal. Alors que l'homme s'apprête à allumer la télévision, il sent l'atmosphère s'alourdir dans son dos. C'est pourquoi son bras se pose le long du dossier du canapé tandis qu'il tourne la tête en direction du môme. Il n'a pas dit un mot que déjà, le père possède ce regard dur. Celui qu'il offre uniquement lorsqu'il sent que les choses ne vont pas lui plaire. Sa mâchoire se serre et ses yeux se plantent dans ceux de son fils pour exercer une pression mentale de plus. Avec le temps, Mingo ne se rend même plus compte que ce genre de comportement peut parfois être traumatisant pour ses gosses. Tout ce qu'il peut voir sur le moment, c'est le courage de Keano s'effriter au fil des secondes. Le torse nu et brûlant du paternel se redresse alors que les mots de son fils traversent bruyamment l'atmosphère. Il a beau sentir qu'il n'est pas fier de son acte, Domingo se redresse brusquement, impitoyable.

Ses nerfs sont à vif alors qu'il balance la glace sur le canapé pour sauter par dessus d'une souplesse étonnante. Tu te fous de ma gueule ? Prêt à en découvre avec son fils, Mingo se rapproche dangereusement de celui-ci, jusqu'à le faire reculer de quelques pas, jusqu'à l'empêcher de se défiler une seconde de plus. Le dos du gamin rencontre le mur du salon. Le visage du père n'est plus qu'à quelques millimètres de celui de Keano. On sent bien qu'il est sur le point de le dévorer. Tu te prends pour le boss maintenant ? Tu t'crois au dessus de moi ? Fou à l'idée d'avoir perdu une de ses filles à cause de lui, ses mains attrapent brutalement le visage du môme pour le serrer fermement entre ses doigts douloureux. Il tient fermement son menton pour l'obliger à le fixer, lui montrer qu'il a le dessus et que rien n'y changera jamais. Je m'absente une soirée et tu décides de dégager une de mes filles ? Il s'passe quoi dans ta putain d'tête ? Tu dis trois mots au micro et ça y est, tu portes la couronne ? Et lorsqu'il lui dit ces mots, une de ses mains tapote avec négligence son crâne tandis que sa voix monte un peu plus. On doit maintenant entendre Mingo gueuler dans tout l'immeuble mais il n'en a rien à foutre. Généralement, lorsqu'il est dans cet état, plus personne n'ose respirer en dessous, plus personne n'ose même lui adresser la parole le lendemain. T'as au moins une idée du fric que tu vas m'faire perdre avec tes merdes ? Puisque t'es le nouveau putain de patron, tu vas faire le tapin à sa place ? Sa voix n'est pas la seule à être menaçante. Mingo continue, abuse de sa prestance, approchant toujours un peu plus son visage de celui de Keano, vieille habitude de combattant pour provoquer l'adversaire et le déstabiliser. Vai pentear macacos.* Il continue de lui cracher sa colère au visage. Mais le gamin devait bien se douter qu'en agissant comme ça, Domingo sortirait de ses gonds pour le remettre à sa place. Tu peux toucher à n'importe quoi, le traiter de tous les noms mais toucher à son affaire, ça, c'est inadmissible. S'il a toujours accordé énormément de liberté à ses enfants, celle d'empiéter sur son territoire ne leur a jamais été accordé. C'est même en voulant prendre le dessus sur lui que Primo s'était retrouvé la queue entre les jambes alors qu'il avait tenté de le frapper quelques secondes plus tôt. Et là, c'est à peu près le même schéma qui se dessine, Mingo ne le lâchera pas avant d'être sûr que la hiérarchie ne sera pas secouée, qu'il restera à sa place.
Parce que dans ce cabaret, dans leur monde à eux, il n'y a de la place que pour un Alpha.
Domingo.

*Vai pentear macacos, va peigner des singes = va te faire foutre.
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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   18.12.17 2:17


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Naïvement, Keano a vraiment pensé qu’avouer sa faute lui permettrait de se tirer d’affaire sans trop de dommages. Il comprend qu’il s’est trompé sur toute la ligne lorsque son père bondit par-dessus le dossier du canapé pour foncer droit sur lui, comme un chien enragé qui ne demande qu’à mordre. Stupéfié, le gamin n’enclenche aucun réflexe de fuite, se contentant de reculer jusqu’à être acculé contre le mur. Pour avoir assisté à quelques empoignades entre Mingo et son frère, le jeune sait que lutter ne ferait qu’aggraver sa situation. Il se sent si minuscule et insignifiant face à un Mingo qui l’écrase de son imposante stature qu’il en vient à se demander où Primo pouvait bien trouver l’ardeur de le repousser et d’essayer de beugler plus fort que lui lorsqu’il se retrouvait à sa place. Lui, il avait juste envie de disparaitre six pieds sous terre pour échapper à sa fureur le temps qu’il l’oublie. Lorsque le Portugais lui demande s’il a dans l’intention de le supplanter dans son rôle de patron, le gamin est si interloqué qu’il en perd sa voix, se contentant de répondre en hochant négativement de la tête de gauche à droite. Et même s’il se retrouve bientôt forcé à relever son visage vers son père, ses yeux continuent d’essayer de se dérober aux siens, comme s’il avait peur de se faire engloutir par son âme béante si par malheur son regard croisait celui de l’adulte. Je pensais pas qu’elle partirait vraiment. Qu’il bredouille, la panique présente dans chaque cellule de son corps le rendant empoté au point de ne plus savoir aligner des phrases de plus de dix mots. C’est la première fois en plusieurs années de service qu’il réussissait à mettre son père et patron en rogne à ce point. Et si certains enfants avaient tendance à se sentir pousser des ailes lorsqu’ils tenaient tête à leurs parents, Keano, lui, en ressortait plus malheureux que glorieux.

Bien sûr que les paroles de son père ont filtré à travers les murs épais comme du carton de l’immeuble et bien sûr qu’à l’heure où le jeune subit la colère noire de son paternel, Evita doit déjà être au courant que les choses bardent pour cet impertinent de Keano. Les informations ont toujours circulé en temps réel, au sein de leur maisonnée et de toutes ces filles connectées entre elles, même à distance, surtout quand ça touche à leur sacro-sainte Evita, forte tête de la troupe et seule et unique du lot à avoir les tripes de jouer les porte-paroles auprès de Mingo lorsque les choses partaient en vrille. A trop s’en vouloir d’avoir foutu la soirée du patron en l’air à cause d’une bévue qui aurait pu être évitée s’il n’avait pas voulu jouer les paons pour impressionner la galerie, Keano a les yeux qui prennent l’humidité. Il demandera à Tiago, un jour, ce que ça peut bien vouloir dire lorsqu’un chien continue d’aboyer sur un autre même lorsqu’il n’est plus menacé, histoire de décrypter le trouble du comportement qui semblait affecter Mingo. Il voudrait tellement que Dolores soit là pour instaurer le calme comme elle seule savait si bien le faire. A la dernière pique, Keano fait à nouveau non de la tête. Je préfère laisser ça à ma mère. Qu’il répond, sans trop savoir si l’injonction du senior était sérieuse ou non. Tout de suite, il a l’impression de donner un numéro de lancer de poignards et de se retrouver dans le rôle de la pauvre victime enchaînée à une cible qui prie pour que les lames la manquent. Sa tête se tourne brièvement en direction du couloir où il a perçu un semblant de mouvement. Encore et toujours ce satané chien, spectateur de tout ce qui se passait dans cette baraque mais même pas capable de réagir à une agression. Ses yeux de biche prise dans les phares d’une voiture finissent par revenir sur son père. Tu vas réveiller Tiago, p’pa. Il réalise alors que c’est à son tour de parler et que ce n’était certainement pas ce que son père escomptait entendre. J’suis désolé, j’ai été con. Il n’est pas sans ignorer que ce n’est pas auprès de Mingo qu’il devait demander pardon mais il préférait s’étrangler avec ses excuses plutôt que les présenter à Evita. Sa main se plonge alors dans sa poche dont il sort quelques liasses de billets, gains des passes de ce soir qu’il tend à Mingo. Appelle-la et dis-lui que je lui donne ma paye de ce soir en dédommagement, elle peut rien te refuser à toi de toute façon. Non pas parce qu’il était le patron mais parce que le vieux Do Vale était l’idole de toutes ces paumées dont les situations étaient si déplorables lorsqu’il les avait repêchées qu’on pouvait presque dire qu’il faisait de l’humanitaire.


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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   19.12.17 23:18


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« »
Il ressemble à l'un de ces rois face à ses chevaliers. Il a l'allure du chef que l'on ne tente pas de contrarier ou de remettre en cause son règne par peur de se recevoir des représailles plus violentes que jamais. Son regard fou planté dans celui de son fils. A ce moment là, l'homme ne fait plus la différence entre les liens du sang et tout le reste. Lorsqu'on a merdé, il devient plus froid que le marbre, plus douloureux que le feu, plus destructeur qu'un tremblement de terre. Ses doigts lâchent le menton de Keano pour venir l'attraper par le col et manquer de le soulever de terre. Dans ces moments là, le père ne ressent plus sa force, la contrôle encore moins. Il est une bête féroce qui serait capable de la plus grande violence pour remettre les choses à leur place. S'il avait été là, certainement qu'Evita serait encore en train de bosser pour eux. Certainement qu'il ne serait pas sur le point de perdre une grosse partie du chiffre d'affaire. Les os de sa mâchoire sont si saillants qu'ils lui donnent un air encore plus sévère. Dans l'ombre d'une lumière tamisée, ses yeux sombres ne décrochent plus le regard de Keano. Il reste droit, le bouffe de ses pupilles agressive. Le môme qui rajoute de l'huile sur le feu en jouant la carte de la provocation. Sa mère, le sujet sensible, celui à ne surtout pas aborder en présence de Mingo car celle-ci fait remonter de sales souvenirs à la surface. Il peut les sentir dans sa tête, comme des cadavres qu'on jetterait à l'eau. Ils sont en train de pourrir ses pensées. Les pleurs de Keano lorsqu'il n'était qu'un poupon résonnent dans sa tête, l'irritent instantanément à l'idée de reprendre ses marques avec cette horreur passée. Parce que tu t'crois drôle en plus de ça ? J'ai pas un fils mais putain de clown et j'm'en rends compte que maintenant. Un putain de clown même pas foutu de garder sa putain de langue dans sa putain de poche. Il marque une pause, ne peut s'empêcher d'ajouter une énième insulte dans sa vulgarité habituelle. Burro do caralho.* Le mépris qui s'affiche sur ses traits est si intense à cet instant que Mingo n'a même plus besoin de le préciser.

Les billets qu'il lui affiche sans impunité le fait réagir immédiatement. Ses larges doigts les attrapent pour les balancer au sol, laissant les morceaux de papiers s'étaler tout autour, rendant la scène encore plus surréaliste. S'il a oublié d'inculquer une chose à ses enfants, c'est bien ça : la vraie valeur de l'argent. Lui qui n'a cessé de manquer de tout au Portugal les a gâté au point de leur faire croire que l'argent n'était pas une denrée rare, que l'on n'avait pas besoin de le respecter. S'il était un peu plus énervé encore, Mingo les aurait déchiré mais sur le moment, l'idée de remettre Keano à sa place lui semble plus importante que tout. J'en ai rien à branler de ton fric, si tu crois que ça suffira à la ramener c'est que t'es encore plus con que je ne le pensais. Sa main attrape une dernière fois le menton du gosse alors que son visage s'approche du sien, que ses postillons s'écrasent avec violence sur sa joue. Si t'as envie de jouer aux hommes, apprends à avoir des couilles à l'avenir. Il siffle ça, cinglant, moralisateur et se recule brusquement pour attraper son téléphone dans sa poche et chercher Evita dans son répertoire. Sans prévenir son fils, le père lance l'appel et lui tend l'appareil. Maintenant, j'veux que tu t'excuses auprès d'elle. Tu raccroches pas tant qu'elle a pas décidé de ramener son cul ici. Un faux pas et j'te fais bouffer ce putain de téléphone. Son regard sérieux lui assène de nouveaux coups invisibles. T'as intérêt à te ressaisir menino*. Il le conseille dans l'unique but de lui montrer qu'il est loin d'en avoir terminé avec son cas.

Burro do caralho, bi** d'âne = imbécile.
menino = gamin.
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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   14.01.18 23:47


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« »
Ca n’était pas vraiment prévu dans les plans du gamin de passer la fin de sa soirée à se bouffer le nez avec un Mingo en furie. Si son père n’avait pas eu le flair pour ce genre de chose, certainement que Keano aurait balayé ce petit incident sous le tapis en croisant les doigts pour que les choses rentrent dans l’ordre rapidement ou qu’il finisse par découvrir qu’Evita manquait à l’appel de lui-même. Un acte de lâcheté fulgurant de sa part, certes, mais Keano était si allergique à la déception de son paternel qu’il préférait passer pour un couard plutôt que d’y faire face. Il ferme les yeux alors que les aboiements du Do Vale l’écorchent vif. Il dégringole si violemment dans son estime qu’il peut presque sentir des hématomes psychologiques marquer son esprit. Mingo n’a jamais eu à lever la main sur ses rejetons pour les recadrer, il n’a pas eu besoin de ça pour leur imposer une certaine forme de respect, ses mots étant plus terrassant que la plus forte des gifles. Transi, le brun n’en mène pas large devant le plus âgé, ravale ses protestations muettes pour le laisser vociférer à son aise, comme s’il n’avait pas d’interlocuteur face à lui. Il n’a vraiment pas envie d’être celui qui fera céder le barrage de sa raison sous le poids de la colère, ni ce soir, ni un autre jour.

Lorsque Mingo exige de lui qu’il répare son erreur de vive voix, Keano n’attrape pas le portable dans l’immédiat. Dans une ultime tentative de se dérober à ses responsabilités, il tente de négocier un délai. T’as vu l’heure qu’il est ? Elle va jamais te répondre. Et comme si elle avait eu vent de ses médisances, la voix minaudeuse d’Evita met fin à la tonalité d’attente du téléphone, roucoulant un surnom affectueux à travers le haut-parleur à l’attention de Mingo en pensant s’adresser à lui. Blasé, le gamin attrape l’appareil pour le porter à son oreille. Non, minha querida, c’est Keano. Comme il se l’était imaginé, il se doit d’essuyer une tornade d’insultes avant d’avoir l’occasion de caser un seul mot. L’envie de se montrer piquant ne lui manque pas mais il se remémore la menace pesante de son père, certainement valable même dans le cas où ça serait la plantureuse hispanique qui venait à raccrocher. Dans un premier temps, il la laisse déverser son mécontentement sans broncher. Par quelques acrobaties du langage, il la caresse dans le sens du poil, prétextant l’apprécier malgré tout, l’enjôlant un peu pour lui faire croire à son indispensabilité partielle. Si artistiquement parlant, Evita ne valait pas un rond, physiquement, il comprenait sans mal les clients qui misaient gros sur elle et sa sensualité. Il espère sincèrement que ces bribes d’excuse suffiront à lui faire trouver grâce aux yeux de la belle parce que la dernière chose dont il a envie, c’est de devoir la supplier à genoux pour qu’elle rapplique. Contre toute attente, c’est un éclat de rire moqueur qu’il se reçoit en guise de seule réponse. La garce l’invite ensuite à jeter un coup d’œil par la fenêtre sous laquelle elle est postée depuis le début des cris. Il lui adresse un sourire forcé, réprimant la furieuse envie de lui lever son majeur, avant de faire signe à Mingo de le rejoindre pour qu’il la voie de ses propres yeux. Il n’attend pas plus longtemps pour interrompre l’appel et rendre son portable à son père. La seule pulsion qui l’anime présentement est celle de décarrer dans sa chambre pour s’y enfermer et ruminer sur ses torts mais au lieu de ça, il reste planté devant le portugais, prêt à encaisser une deuxième vague de reproches s’il le faut. Plongé dans ce besoin incommodant de se racheter aux yeux de son héros, il refuse l’idée de l’abandonner sur cette note d’animosité. C’est bon, je suis acquitté ? Qu’il marmonne doucement dans un presque chuchotement, par peur que Mingo y ressente le moindre signe d’agression. Sois tranquille, ça n’arrivera plus. Il se promet de ne plus se laisser berner par ses liens de parenté avec le patron du cabaret et de garder en tête qu’être son fils ne lui conférait aucun droit sur ses poupées, qu’en dehors des murs de leur appartement, il n’était qu’un simple employé comme les autres.


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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   19.01.18 23:33


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Keano devait bien se douter qu'il lâcherait pas l'affaire. C'est un chien fou, un enragé capable de tout pour ses filles, même de remettre en cause toute la dignité de ses enfants parce que le fric est plus important que le reste, qu'il est la base de leur quotidien. Il a tellement manqué Mingo qu'aujourd'hui il se saigne, non pas pour lui mais pour sa famille. S'il gueule tant, c'est parce qu'il a pas envie que Keano puisse croire que son comportement est normal. Il a pas le droit, le môme, de décider qui doit rester ou non, de s'emporter face à ses filles qui n'ont rien demandé, qui ont certainement eu une vie plus merdique que la sienne. Parce que tous les enfants de drogués de la ville n'ont pas eu la chance de tomber dans les bras d'un Mingo capable de l'élever comme s'il était le sien. S'il est si dur avec ce môme, c'est parce qu'il a pas envie de le voir finir derrière les barreaux comme son autre fils. Qu'il veut pas le voir devenir un espèce d'enragé pas capable du moindre respect. Si le portugais a su s'imposer dans ce monde de violence, c'est parce qu'il avait aussi du respect, qu'il n'a pas chercher à prendre le dessus sur tout et n'importe quoi. Etre un homme, c'est aussi accepter d'avoir tort, être un homme, c'est avoir suffisamment de fierté pour accepter de se ranger sur le côté, de laisser les autres faire quand il le faut. Et dans les yeux de Keano, tout ce qu'il y voit ce soir, c'est un gosse. Un fichu gosse qui subsiste au creux de ses pupilles mais qui pourrait grandir et évoluer à tout moment. Il a bien compris, Mingo, que la génétique était une science compliquée qui peut te donner les pires vices alors, quand il le regarde comme ça, le père se demande de quel bois est fait son fils. Est-ce que plus tard, il ressemblera plus à son géniteur ou à sa mère ? Il prend une longue inspiration, le laisse s'expliquer avec Evita et finit par le suivre jusqu'à la fenêtre pour admirer la nymphe au bas de l'immeuble.

Mingo hausse les épaules, reprend son téléphone et enfonce ses mains abîmées dans les poches de son jogging. Il fixe à nouveau son fils en silence, le regard altéré par les hématomes et son arcade encore saignante. La question de Keano résonne dans sa tête mais le père n'est pas décidé à lui répondre, lui tourne le dos et se dirige d'un pas lent vers le canapé pour s'étaler dedans, se retrouver seul face aux douleurs de son corps. Ses yeux se ferment alors qu'il pose une main sur son front tout en balayant l'air de ses doigts. Allez dégage de là maintenant, j'ai pas envie de te voir dans les parages pour ce soir. Le brun a pas envie de le savoir dans son appartement. Il veut lui montrer que toutes les erreurs ne sont pas pardonnables en un claquement de doigt. Dégage de ma putain de baraque foutu animal. J't'ai assez vu pour aujourd'hui. Il crache, d'une voix plus grave et teintée de colère. Il espère encore une fois que Keano ne s'éternisera pas, ne cherchera pas à négocier avec lui parce qu'alors, il l'attrapera lui-même pas le col pour le jeter dehors. Une des filles acceptera de l'héberger dans l'un des appartements. Mingo n'a pas vraiment de soucis à se faire, il le sait. Éteins la lumière en sortant, tu veux. Il lui ordonne en lui faisant comprendre qu'il vaudrait mieux pour lui ne pas jouer avec ses nerfs.
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MessageSujet: Re: mingo - we gladly feast on those who would subdue us   23.02.18 16:48


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Keano se sent naïf d’avoir osé penser que des excuses suffiraient à balayer la colère du plus vieux. Il connait pourtant le mordant de son père qui a parfois du mal à différencier la vie de tous les jours des rings clandestins dans lesquels il s’échoue plusieurs fois par semaine. Si ses combats illégaux s'achèvent une fois l'un des deux opposants allongé au sol, celui qu'il mène au quotidien ne connait jamais de temps mort. Il sait que la ville est peuplée de vautours qui n'attendent qu'à sauter sur le moindre signe de faiblesse de la part de l'alpha pour le renverser et lui voler l’empire auquel il a consacré la majeure partie de sa vie. Le cabaret a toujours été son royaume et comme tout royaume, il a son lot d’oppresseurs pour aller avec. Le jeune Do Vale ne s’est même jamais imaginé sur le trône à la place de Mingo, préférant largement se coucher la tête libre de tous ces problèmes-là et être l’ami de ces filles plutôt que prendre les décisions à leur place.

Ce n’est qu’une fois que le corps de son père retrouve sa place sur le canapé que Keano s’autorise à respirer à nouveau. Sans plus de cérémonie, le gamin se prépare à aller se coucher pour ne pas l’encombrer plus longtemps de sa présence. Lorsque Domingo l’interrompt dans ses idées pour le congédier froidement, le jeune ne cherche pas à lui tenir tête et capitule simplement. Il préfère encore demander l’asile aux filles et subir les moqueries narquoises d’Evita toute la soirée plutôt que déchaîner le courroux de Mingo en allant à l’encontre de sa volonté de rester seul. Il hoche la tête d’un air entendu pour montrer qu’il a bien compris la leçon. Je m’en vais, je me change juste avant. C’est que le gamin a pas envie de froisser son costume parce qu’il aura dormi avec. Il disparaît brièvement dans sa chambre pour en ressortir quelques minutes plus tard vêtu du vieux jogging rapiécé dans lequel il se sent le mieux, son oreiller sous le bras. Il est pas précieux, Keano, mais s’il y a bien quelque chose qu’il ne supporte pas, c’est dormir la tête plongée dans un coussin sur lequel quelqu’un d’autre a bavé avant lui. Bonne nuit, pai. Qu’il lance à son père par-dessus son épaule avant de le plonger dans l’obscurité et quitter l’appartement, pas rancunier pour un sou. D'autres se diraient certainement que le portugais y va un peut fort avec son fils. C'est vrai que ça peut sembler un peu drastique comme punition mais Keano ne le vit pas plus mal que ça. Il passe le plus clair de ses journées immergé au milieu de ces filles à les voir défiler en petite tenue, ce n’est pas une nuit de plus en leur compagnie qui allait le traumatiser.
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