AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Siobhan McAllister
LTTP Member



Statut : en couple, pas forcément heureuse pour autant
Origines : irlandaise, rien qu'irlandaise
Relations : Murphy - meilleur ami, sentiments refoulés
Sawyer (pnj) - petit ami depuis douze ans
Pseudo : nightblood
❖ CELEBRITE : holland roden
❖ AGE : 24
❖ MESSAGES : 62
❖ CRÉDITS : blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 05/12/2017
Clovers : 261
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t4466-siobhan-someone-take-me-home http://lttp.forumactif.org/t4471-siobhan-gerante-d-une-menuiseri http://lttp.forumactif.org/t4470-siobhan-journal-de-bord-d-une-rousse
MessageSujet: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Dim 17 Déc - 0:58

   
What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart You'd be the one I was meant to find. It's up to you And it's up to me, No one can say what we get to be So why don't we rewrite the stars? Maybe the world could be ours Tonight


Elle n'a jamais eu l'impression de passer des journées aussi longues, Siobhan, comme si le volume horaire avait été doublé depuis ce soir là, depuis que quelque chose a basculé chez elle, sans possibilité de retour. Le lendemain de sa soirée chez Murphy, elle s'était évaporé à l'aube, avant qu'il ne soit l'heure pour lui d'emmener sa fille à l'école. Et si elle avait songé à le prévenir rapidement, le voir endormi paisiblement auprès d'Izzie - non sans prendre les trois quarts de la place dans son lit - l'a rapidement découragée, la rousse, qui s'est contenté de laisser une petite note, quelques mots avant de s'habiller et de filer à la menuiserie. Mais son vendredi fut probablement un des plus longs de sa vie. Incapable de se concentrer sur quoique ce soit, les nerfs à vif, ses pulsations cardiaques qui partent en vrille à chaque sms qu'elle reçoit... Il n'est même pas quinze heures quand elle abandonne et ferme la boutique, s'accordant un week end en avance. Elle en profite par ailleurs pour passer voir sa mère, rapidement. L'exemple même de la femme forte et indépendante, le genre de femme qu'elle aspire à être. Et à cette pensée, les paroles de Murphy lui claquent au visage comme un retour de gifle, douloureusement. D'ailleurs, sa mère n'aura pas mis cinq minutes à détecter que son unique fille a un souci. Et quand à demi mot, Sio a confié son trouble, c'est en retenant un rire presque tendre qu'elle lui a avoué « Je me demandais quand est-ce que tu t'en rendrais enfin compte. » Le nez dans son chocolat chaud, elle demande, sourcils froncés « Compte de quoi ? » Et cette fois, c'est sans prendre de pincettes, en roulant des yeux vers le ciel que mama McAllister, elle dit: « Que t'en pinces totalement pour Murphy et qu'il est fait pour toi ! » Le rouge remonte aux joues de la belle, elle se tasse dans son siège. Elle aide pas tellement, la maman.

Et évidemment, pour ne rien arranger, qui dit fin de semaine dit week end, et quand elle rentre à l'appartement, les tensions sont toujours là au sein du couple. Sawyer tente de s'excuser, Sio fait la sourde oreille jusqu'à ce qu'il soit parti travailler le samedi. Et le dimanche, ils échangent quelques banalités, voguant chacun à leur occupation. Pendant un instant, elle hésite même à aller rendre visite à Murphy. Va bien falloir en parler. Demain, peut-être, qu'elle se souffle à elle-même. Peut-être.

Puis vient le lundi. Et alors qu'elle travaille, son téléphone vibre, s'allume, affiche le prénom de son meilleur ami avec une pièce jointe. Et quelques mots. "Je t'ai dit tout ce que tu voudras. Je le pensais. Tu veux voyager ? Clic ici et rejoins-moi. Je t'attendrai à l'arrivée. Cherche la chemise à fleurs, mon cœur. " Son coeur rate un battement quand elle découvre un billet d'avion, l'irlandaise. Avec un mélange d'émotions bien diverses. La peur, le manque, et une bouffée renversante d'amour. Un client attire son attention, elle verrouille à nouveau le mobile, troublée comme jamais. Elle cogite, elle hésite, elle est perdue. Et elle sait que ce message, c'est sa façon à lui de reprendre leur discussion de vendredi soir. La façon à Murphy de proposer à Siobhan de laisser derrière elle une histoire qui ne lui convient pas.

Lundi soir, elle attend Sawyer assise sur le canapé, dans le salon, et quand il arrive il sait déjà. Difficile de louper la valise énorme que la rousse a laissée dans l'entrée. « C'est pour lui que tu me quittes, c'est ça ? » L'irlandaise contracte la mâchoire alors qu'elle se redresse pour venir vers le médecin, un sourire sincèrement triste sur les lèvres. Elle s'en veut, vraiment, de ne pas pouvoir lui apporter la vie stable et rangée dont il a besoin. « C'est pas à cause de lui, Sawyer. C'est à cause de nous. » La jeune femme vient prendre la main de son petit ami dans la sienne, et elle sait qu'il a aussi bien conscience qu'elle que quelque chose ne marche plus entre eux, que quelque chose s'est brisé. « Je suis juste plus la femme qu'il te faut. » Tout comme il n'est plus celui dont elle a désespérément besoin. Celui qui hante ses pensées.

Mardi. Elle passe sa matinée à réfléchir, à hésiter, à ne plus savoir ce qu'elle doit faire ou non. Elle s'est installée chez un de ses frères, le plus jeune, Aodhan, le temps de savoir ce qu'elle veut faire de sa vie, redonner une chance à Sawyer, ou se chercher un appartement seule. Ce matin, il avait fouiné dans le téléphone de sa soeur, pour finalement venir dans la cuisine où elle préparait le petit déjeuner en montrant un certain sms reçu la veille. « T'as pas l'impression qu'on t'a envoyé un mode d'emploi pour la suite, ou tu fais exprès de l'ignorer? » Quelques mots qui hantent l'unique fille McAllister, jusqu'à sa pause déjeuner. Et elle compose finalement le numéro de son frère aîné, lequel décroche rapidement. « J'ai un service à te demander. »

Mercredi, 03:00 du matin. Elle est épuisée, Sio, si bien qu'elle dort sur l'épaule de son père à l'aéroport, ses jambes étendues sur sa valise. Et c'est son père encore une fois qui doit la réveiller, quand on annonce l'embarquement du vol pour Bali. « Chérie, j'crois qu'il est temps pour toi de t'envoler. » Elle émerge, et elle se demande encore si elle est pas en plein délire, la rousse. Même une fois assise dans son siège, elle se demande si elle est pas folle. Elle sort son téléphone, regarde encore une fois le sms de Murphy. Et juste avant que les hotesses ne déclarent le décollage, elle ne lui répond que par deux mots: J'arrive.

Près d'une journée plus tard, elle a l'impression d'avoir dormi pendant toute la durée du vol, Sio, si bien qu'elle a les yeux grands ouverts quand elle récupère sa valise et entre enfin dans le hall de l'aéroport. Gorge nouée, sa lèvre inférieure martyrisée entre ses dents, le coeur battant si fort qu'elle se demande un instant si elle ne va pas taper un malaise. Et elle cherche de façon hasardeuse, jusqu'à ce qu'elle tombe sur la chemise à fleurs. Sa chemise à fleurs. Son sourire idiot, son sourire fier, alors qu'il la voit lâcher la valise, laquelle s'écrase par terre. Son coeur a lâché, à Siobhan. A moins qu'il ne l'ai pris au moment où il lui a envoyé ce message. Et c'est sans réfléchir que la rousse traverse la foule, jusqu'à lui, ignorant les touristes, les locaux, tous, ils disparaissent tous juste pour lui. Et elle ne veut pas laisser le temps à la gêne de s'installer, laisser à nouveau l'hésitation et les paroles hasardeuses prendre place, car déjà elle tire sur la chemise à fleurs pour l'attirer jusqu'à elle, tout contre elle, et dire simplement « T'es un grand malade, O'Hara. » quelques mots soufflés, son visage proche du sien, avant qu'elle ne s'empare de ses lèvres avant qu'il ne recule. Elle veut plus faire preuve d'hésitation, Siobhan, et sa présence au bout du globe le prouve bien. Elle a fait son choix.

NIGHTBLOOD
   
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Murphy O'Hara
LTTP Member



Statut : Célibataire, père d'une mioche de 10 ans dont il s'occupe seul avec sa tante.
Origines : Irlandais pure souche
Relations : Izzie (PNJ) ⠄Fille adorée
Sorcha ⠄ Tante, comme une mère
Siobhan ⠄ Meilleure amie ♥️
Kieran ⠄ Bromance
Isabella ⠄ Amie & nounou préférée
Danny ⠄ Amie

Pseudo : Lady Furiosa
❖ CELEBRITE : Dylan O'Brien
❖ AGE : 28
❖ MESSAGES : 239
❖ CRÉDITS : Blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 15/08/2017
Clovers : 525
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t3478-murphy-i-like-when-it-makes-boom-baby http://lttp.forumactif.org/t3480-murphy-mecano-dealer-little-ass http://lttp.forumactif.org/t3482-murphy-sujets-dispo
MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Dim 17 Déc - 14:03

Le palpitant dans tous ses états, qui tambourinent dans sa poitrine et menace de lui crever la cage thoracique alors que ses yeux bruns cherchent la silhouette parmi la foule qui débarque du terminal. Bruyante, les traits tirés, les enfants qui courent et braillent dans une langue qu'il commence tout juste à identifier après deux jours passés dans ce petit paradis. Le temps pour le biker exilé de se rappeler ce qui l'a conduit ici, les événements de ces derniers jours.

Siobhan avait déjà quitté l'appartement dans le réveil Soy Luna de sa fille avait éructé sa soupe matinale, à base de Harry Stiles - le fait qu'il connaisse ces deux idoles post-milléniales en disant long sur les efforts déployés pour connaître le monde d'Izzie. Les deux O'Hara avaient mis un temps fou pour émerger, particulièrement plantés devant leur petit déjeuner, lui avec son café noir, elle devant ses Coco Pops. « P'pa ? » « Hm ? » Regard embrumé, le mot de sa meilleure amie entre eux. Celui qu'Isobel fixe un moment avant d'en revenir à son père. « Elle pourra m'emmener à l'école bientôt, Sio ? » « Je ... Euh ... Bah ... Elle le fait déjà. Des fois. » « Non mais je veux dire, quand on vivra tous les trois. » Il s'en étouffe avec sa gorgée de café. Merde, elle a vu. Ou juste compris. Comment lui expliquer ce qui lui échappe encore ? « Bébé ... » La petite blonde balaye son hésitation d'un revers de la main. « Ce serait cool. Alors penses-y, d'accord ? » Il fronce les sourcils et le nez. « Rappelle à ton vieux daron quel âge t'as, déjà ? » Il ne peut retenir un sourire, qu'elle ne se gêne pas pour lui rendre. Friponne. « 'Faut bien qu'un de nous deux fasse l'adulte hein ! » L'humour parfois cinglant de son géniteur. Alors qu'il lui tire la langue, elle saute de sa chaise et, après avoir rangé son bol dans l'évier, l'informe qu'elle va s'habiller. Être à l'heure, c'est important pour elle. Comme si elle cherchait à compenser les manquements de son Red de père. Jusqu'à devoir se montrer plus mature que lui. Murphy souffle par les narines, récupère les quelques syllabes griffonnées par l'Irlandaise. Elle a raison, grandis un peu.

Les jours passent et il résiste à l'envie de l'appeler, de lui envoyer un message. N'importe quoi. Un signe de vie. Lui qui n'a jamais été accro à rien à part l'adrénaline découvre les symptômes d'un manque étrange, celui de l'autre. Alors, il s'occupe, entre visites à l'hôpital voir ses frères, ses petits deals et les recherches de coupables. De l'espace. Il leur en faut à tous les deux, pour essayer d'y voir plus clair. A partir de quand a-t-il cessé de ne la voir comme la jeune fille qu'il a connu ? Comme davantage que sa meilleure amie, son soutien inébranlable, son doux paysage depuis près de quinze ans ? Parce que ça ne date pas d'hier, il l'a su dès l'instant où leurs lèvres se sont rencontrées. Il le voulait ardemment, il n'attendait que ça. Inconsciemment. Les réponses peinent à trouver leur chemin. On dirait qu'elles se bloquent quelque part à l'orée de sa conscience. Il renonce. Buté, mais pas trop. Il sent que si ce n'est pas partagé, il aurait trop de mal à s'en relever. Autant laisser tomber.

Jusqu'à ce qu'il atterrisse à l'aéroport pour prendre ses billets. Dimitri qui l'a cueilli sur le vif pour en faire le témoin de son mariage. Tout fourrer dans un sac, filer ventre à terre, et l'évidence, une fois au guichet. Quatre billets et pas deux. Il voulait qu'elle la rejoigne. Ce séjour sur l'île indonésienne, il voulait le partager avec elle. Pas de tergiversation. Tenter le tout pour le tout. Et à l'émotion de la cérémonie sur la plage, quelques heures plus tard, s'était ajoutée l'appréhension. Est-ce qu'elle viendrait ? Est-ce qu'il avait bien fait ? Puis, la délivrance. J'arrive. Une joie indicible qui l'avait fait s'exclamer tout seul dans son bungalow d'un grand wouhouuuuu puérile. Plus que dix-huit heures à attendre.

Donc, il en est là. Après ces péripéties, c'est le moment de vérité. La crinière flamboyante se détache des peaux laiteuses ou bronzées, mèches iridescentes, tel le soleil qui lui a tant manqué. Il la regarde tout lâcher pour courir vers lui et par réflexe, il ouvre grand les bras, la réceptionne contre son horrible chemise de beauf', qu'il a acheté spécialement dans le coin juste pour la blague - et parce qu'Ana avait parié qu'il n'oserait pas. Et dire que c'est lui que Siobhan ose traiter de fou ! « Irrécupérable, même. » qu'il ricane avant que la consécration de leur folie ne soit scellée par un baiser. Tout à fait sobre celui-ci, si on excepte le punch-coco qu'il s'est fait au bar, pour calmer sa nervosité. Il l'étreint plus fort, prolonge l'échange jusqu'à ce qu'ils soient à court de souffle. Il sent l'envie qui se réveille, celle-là même qui l'a saisi dans ce salon, quelques jours auparavant. « Tu dois avoir besoin d'une bonne douche après ce long voyage. Et après, j't'emmène dîner. » Mais tout de même, c'est Siobhan, pas une nana levée dans un bar. Elle est spéciale. Et elle est là, pour lui, avec lui. Il se détache d'elle pour aller récupérer sa valise, revient, passe son bras autour de ses épaules et les entraîne dehors où un taxi les attend. Le soleil se couche sur Bali. Et la nuit qui arrive, elle leur appartient.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Siobhan McAllister
LTTP Member



Statut : en couple, pas forcément heureuse pour autant
Origines : irlandaise, rien qu'irlandaise
Relations : Murphy - meilleur ami, sentiments refoulés
Sawyer (pnj) - petit ami depuis douze ans
Pseudo : nightblood
❖ CELEBRITE : holland roden
❖ AGE : 24
❖ MESSAGES : 62
❖ CRÉDITS : blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 05/12/2017
Clovers : 261
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t4466-siobhan-someone-take-me-home http://lttp.forumactif.org/t4471-siobhan-gerante-d-une-menuiseri http://lttp.forumactif.org/t4470-siobhan-journal-de-bord-d-une-rousse
MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Dim 17 Déc - 20:26

What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart You'd be the one I was meant to find. It's up to you And it's up to me, No one can say what we get to be So why don't we rewrite the stars? Maybe the world could be ours Tonight


Le cœur au bord de l'explosion, Siobhan a jamais été l'exemple parfait de l'innocence, son "entreprise" et sa famille en sont l'exemple même, et pourtant jamais elle n'a été aussi loin dans la folie. La veille, elle a demandé en hâte à son frère de la remplacer à la menuiserie, chose qu'il a bien évidemment accepté directement sans broncher, surtout en lisant la détresse dans les yeux de sa petite sœur. Puis bon, c'étaient les premières vacances de la rousse depuis des années, la belle ne s'étant pas permis le moindre repos après avoir repris la menuiserie de papa, autant dire que c'était amplement mérité. Il n'empêche que c'était fou. Elle était pas sûre d'avoir pensé à tout prendre dans sa valise, d'ailleurs. Mais le plus important l'attendait - normalement - à l'aéroport, déjà. Le plus essentiel.

Hasardeuse, la rousse s'avance, jusqu'à enfin le voir, aussi ridicule que craquant dans sa chemise à fleurs, cliché typique du touriste dans les îles et pourtant, ce touriste elle n'hésite pas une seule seconde à s'élancer jusque dans ses bras. Il est fou. Complètement dingue même, de lui envoyer un billet d'avion sur un coup de tête, pour qu'elle le rejoigne ici. Et si elle avait dit non? Parce qu'elle a hésité, Sio. Non pas parce qu'elle ne voulait pas le rejoindre, oh non, elle en crevait même d'envie, mais tout ça lui semblait si fou, qu'elle a voulu garder les pieds sur Terre. Sauf que Murphy, il est pas sur Terre, lui. Et Siobhan, il la tire dans les nuages, parce que putain, elle perd pied dès qu'elle rejoint ses bras, dès que ses lèvres retrouvent les siennes, comme une assoiffée en pleine île déserte qui a enfin trouvé son Oasis. « Et la chemise à fleurs, sérieusement ? » qu'elle demande en riant, son souffle encore tout proche du sien, sa main qui, à tatillons, vient chercher celle de son meilleur ami. Son meilleur ami... et plus encore. Parce qu'elle peut pas ignorer les battements affolés de son petit coeur, la rousse, encore moins maintenant qu'elle lui fait face. Ça s'impose comme une évidence encore un peu floue, aussi certaine qu'instable. Depuis combien de temps est-ce qu'elle ferme les yeux sur ses sentiments ? Est-ce que Sawyer avait raison d'être jaloux ? Sa mère semblait penser que leur relation était évidente pour tout le monde sauf pour les concernés.. Peut-être qu'elle était proche de Murphy, si proche qu'elle n'arrivait plus à faire la part entre amitié et amour. A faire une distinction entre l'affection et le désir. Et plus les secondes s'étirent, et plus le brouillard se lève pour la jeune femme qui l'embrasse, encore, et encore, se blottit dans les bras du brun jusqu'à manquer d'air, toute pantelante contre lui alors qu'enfin, ils se séparent. Et maintenant ?

« Tu dois avoir besoin d'une bonne douche après ce long voyage. Et après, j't'emmène dîner. » Elle fronce le nez, penche la tête légèrement sur le côté, telle une enfant. « T'as qu'à dire que je pue ! » Remarque puérile, mais elle a besoin de faire redescendre la pression, la rouquine, rouquine par ailleurs qui s'empresse de hocher la tête. « Non en vrai je rêve d'une douche. Ce que c'est long l'avion ! » Elle va pour retourner chercher sa valise - avant que quelqu'un ne trouve la bonne idée d'aller la lui voler et qu'elle ne se retrouve obligée de se faire une jupe en feuilles de palmiers - mais Murphy est plus rapide, plus efficace, et file la lui récupérer avant de revenir l'entraîner vers la sortie, la belle passant son bras derrière son dos. Comme les deux vieux amis qu'ils sont, se dirigeant tout droit vers des vacances qui s'annoncent comme révélatrices pour tous les deux.

Dans le taxi, Sio, elle est un peu distraite : Le nez contre la vitre, elle ne se décolle pas des paysages qu'elle observe avec un air d'enfant rêveuse. Pour autant, elle ne perd pas le nord, discrètement, sa main cherche à tatillons celle du brun pour entrelacer leurs doigts doucement. « Et donc t'étais là pour le mariage de Dimitri ? Putain, il déconne pas. » qu'elle dit en sifflant presque, impressionnée, avant de tourner la tête vers lui. Elle affiche un sourire timide, ne sait pas trop comment agir, mais elle est bien, la rousse. Alors elle se contente de poser sa tête sur l'épaule de son meilleur ami, tout en caressant le dos de sa main avec son pouce, jusqu'à ce que le taxi s'immobilise.

Elle reste bien figée pendant vingt secondes sans rien dire, à regarder la plage, la maison sur pilotis, et le sourire idiot de Murphy. « Tu me fais une blague là. Murphy, tu l'as pas volé ce bungalow, hein ? Oh my.. » Elle le suit jusque l'intérieur, mais elle est un peu dans un état second, Sio, alors qu'elle tourne sur elle même pour tout inspecter, comme une ado qu'on emmène pour la première fois en voyage. Et c'est un peu le cas, au fond, si on omet le côté ado.

NIGHTBLOOD
   
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Murphy O'Hara
LTTP Member



Statut : Célibataire, père d'une mioche de 10 ans dont il s'occupe seul avec sa tante.
Origines : Irlandais pure souche
Relations : Izzie (PNJ) ⠄Fille adorée
Sorcha ⠄ Tante, comme une mère
Siobhan ⠄ Meilleure amie ♥️
Kieran ⠄ Bromance
Isabella ⠄ Amie & nounou préférée
Danny ⠄ Amie

Pseudo : Lady Furiosa
❖ CELEBRITE : Dylan O'Brien
❖ AGE : 28
❖ MESSAGES : 239
❖ CRÉDITS : Blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 15/08/2017
Clovers : 525
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t3478-murphy-i-like-when-it-makes-boom-baby http://lttp.forumactif.org/t3480-murphy-mecano-dealer-little-ass http://lttp.forumactif.org/t3482-murphy-sujets-dispo
MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Mar 19 Déc - 1:10

Dans la voiture qui les ramène vers son port d'attaches de quelques jours, le Dutch se sent fébrile. Il doit retenir ses doigts de pianoter contre la vitre et les autres, de tressauter nerveusement contre la banquette. Tout juste calmé par l'étreinte affectueuse de sa meilleure amie. Il la lui rend, évidemment. Il voudrait même l'attirer contre lui, encore. Toujours. Sauf qu'une sorte de distance née de l'appréhension s'est creusée. Pas vraiment entre eux, plutôt pour l'un et l'autre. Quelque chose se joue dans cette lubie qu'il a eu de l'inviter à la rejoindre sur un autre continent. Dans un monde si éloigné du leur, de celui où ils se côtoient si régulièrement. Il le sait et le sent, Bali sera décisif.

« Kiki était coincé à l'hosto', Dim avait besoin d'un témoin. Tu me connais, je pouvais pas dire non une évasion vers un paradis fiscal ! » ironise-t-il avec son flegme habituel, dissimulant avec un certain brio tout le trouble qui l'assaille. L'atmosphère redescend en pression, la tête de Sio vient reposer sur son épaule et il pose son menton sur le sommet. Là, il se sent bien. Comme si c'était tout ce dont il avait besoin. Et peut-être est-ce le cas, finalement. La voir épanouie, son regard embrassant les paysages idylliques qui défilent par la vitre. C'est sûr qu'on est loin du crachin dublinois ! Pourtant, il n'éprouve pas de fierté particulière à l'avoir fait le rejoindre ici. Bien sûr, il s'agissait en partie d'un désir égoïste, mais d'un autre versant, beaucoup plus prégnant, il voulait aussi lui offrir ce qu'elle n'avait pas le courage de se donner. A la limite peut-il se rengorger qu'elle l'ait suivi dans son délire, emportée par son impulsion.

En cette période de l'année, il n'a pas éprouvé de grandes difficultés à trouver un endroit où dormir. Les fêtes approchant, seuls les vieux richards sans famille ont envie de se payer un séjour dans les îles. De fait, le Red a pu réserver un de ces bungalows sur pilotis outrageusement luxueux, un de ceux qu'on voit sur les cartes postales et qui vous fait baver d'envie. Il va devoir vendre un paquet de came pour renflouer son compte. Toutefois, rien que pour la réaction positivement bouleversée de la rousse, ça en valait la peine. Il ne peut réprimer un sourire béat et sa poitrine, de se gonfler d'orgueil. Il rit, même, alors qu'elle s'exclame. « J'peux piquer un paquet de truc, mais les baraques, c'est pas encore dans mes cordes. » réplique-t-il, une lueur malicieuse dans le regard. La porte en bois s'ouvre sur une chambre où chaque fenêtre donne sur une étendue d'eaux turquoises. A perte de vue. « Ou alors, j'ai peut-être mis les résidents légitimes dans le placard, là ... A vérifier. » Aucun gémissement ne parvenant de ladite penderie qu'il pointe nonchalamment du pouce, on peut supposer que, pour une fois, il a fait les choses dans les règles. Finalement, il lui désigne un autre battant. « La salle de bains est là. J'te laisse, j't'attends dehors. » Il récupère toutefois quelques fringues, accordant un dernier regard à sa douce avant de s'éclipser galamment. Petite courbette à l'appui. On ne se refait pas.

Il abandonne la chemise à fleurs sur un transat et troque son bermudas à l'allemande contre un jean. Bientôt, une autre chemise à remplacer l'humour potache. Blanche, sobre. Finie la déconnade. Il a dit qu'il l'emmenait dîner et ce sera pas au MacDo du coin. Tout en se roulant un petit joint - non vraiment, quand on s'appelle Murphy O'Hara on ne se refait pas -, il se dirige vers le petit bijou qu'il s'est loué pour ces vacances bien méritées. Une moto, évidemment ! Pas de valise à porter et puisqu'il faut bien se déplacer, il aime que ce soit à grands renforts de pétarades. Quand Siobhan ressort du bungalow, il a déjà les deux casques à la main. Marque un temps d'arrêt. « T'es ... Superbe. » Il en reste comme deux ronds de frites, le biker. En lâche même l'un des casques qui va rouler aux pieds de la rouquine. Jamais une femme, avec dix-sept heures de vol dans les pattes, ne lui a fait autant d'effet en sortant de quelque part.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Siobhan McAllister
LTTP Member



Statut : en couple, pas forcément heureuse pour autant
Origines : irlandaise, rien qu'irlandaise
Relations : Murphy - meilleur ami, sentiments refoulés
Sawyer (pnj) - petit ami depuis douze ans
Pseudo : nightblood
❖ CELEBRITE : holland roden
❖ AGE : 24
❖ MESSAGES : 62
❖ CRÉDITS : blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 05/12/2017
Clovers : 261
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t4466-siobhan-someone-take-me-home http://lttp.forumactif.org/t4471-siobhan-gerante-d-une-menuiseri http://lttp.forumactif.org/t4470-siobhan-journal-de-bord-d-une-rousse
MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Mar 19 Déc - 11:28

What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart You'd be the one I was meant to find. It's up to you And it's up to me, No one can say what we get to be So why don't we rewrite the stars? Maybe the world could be ours Tonight


Elle a du mal à croire que ce qu'elle a devant ses yeux est .. réel. Tangible. Qu'elle entrait réellement devant un fichu bungalow sur pilotis, avec une vue à couper le souffle. Sio, jusque maintenant, elle s'était contenté de nourrir son imagination, d'imaginer grâce à tout ce qu'elle voyait à la télévision, dans ces publicités qui prônaient des décors paradisiaques. Elle se consolait d'ailleurs souvent en se disant que c'était probablement du pipeau. Que les plages étaient sûrement sales, les maisons bancales ... Eh bien non. Siobhan, elle avait réellement mis les pieds au paradis, et une petite voix dans sa tête lui souffle d'ailleurs qu'elle risque d'avoir bien du mal à repartir vers Dublin, bien que la rousse, elle aime sa ville et ceux qui s'y trouvent.

Elle laisse échapper un rire franc lorsque son meilleur ami, à juste titre, observe qu'il ne peut pas vraiment voler une maison, bien qu'étant en mesure de subtiliser des tas de choses. En quinze ans, elle l'a déjà vu à l'oeuvre, la petite. « Honnêtement, on sait jamais avec toi. » Elle hausse une épaule avec un demi sourire, tournoyant sur elle-même en observant la chambre une fois à l'intérieur, et elle résiste farouchement à l'envie de se jeter sur le lit pour en tester le confort. Ne pas céder aux pulsions enfantines. Mais difficile de ne pas renouer avec son côté adolescent quand elle voit une telle pièce. Elle se tourne vers Murphy - et au passage, vers l'armoire qu'il mentionne et pointe du doigt - en secouant la tête, consternée. « En gros si je vois quelqu'un de ligoté en voulant ranger mes affaires, je dois pas m'inquiéter et refermer les portes, c'est ça ? » Elle laisse éclater un rire léger, cristallin. Comme elle n'en a pas eu du week end, comme elle n'a pas su en faire depuis vendredi. Et c'est avec un sourire fin qu'elle accueille l'information de Murphy, en regardant la porte menant à la salle de bain. « Merci.. je fais vite. » Vite, vite, il n'empêche que Sio, elle bouge pas tant que Murphy est là, le suivant du regard jusqu'à ce qu'il eut disparu à l'extérieur.

Elle se laisse presque mourir sous la douche, profitant de l'eau bouillante pour tenter de se sortir du décalage horaire et de ses dix-sept heures d'avion, avant de se décider à aller fouiller sa valise pour sortir une de ses robes. Très étrange d'ailleurs de sortir ses fringues d'été alors qu'on est en plein mois de décembre. La rousse, ça l'a perturbée. Mais elle enfile sa robe préférée, bleue et cintrée, tire rapidement ses cheveux roux pour dompter sa crinière et la laisser cascader sur ses épaules, et le plus gros de la préparation elle l'a passé sur son maquillage. Devait-elle mettre le paquet ? Rester soft? Ne rien mettre ? Eh puis merde. C'est Murphy, qu'elle se souffle pour se détendre, optant pour la simplicité, et pour un brin de rouge à lèvres avec un peu de mascara. C'est Murphy, et il a pas besoin d'artifices avec toi.

Et pourtant, quand elle sort, c'est avec la mine d'une ado qui se rend à son bal de promo. Les joues rougies devant l'expression presque béate du brun, qui détend l'atmosphère malgré lui en lâchant accidentellement son casque, casque que la rousse arrête du bout de sa sandale. « Je suppose que c'est pour moi? » qu'elle demande avec un sourire en coin, attrapant l'objet tout en s'approchant du brun. Respire, Sio. « Merci. Pour le casque et ... le compliment. » elle se hisse derrière lui sur la moto avec facilité - habituée grâce à son père et son frangin - en profite pour embrasser sa joue de façon presque chaste, en guise de remerciement, et elle enfile le casque, enroulant ses deux bras autour du torse de Murphy qui démarre pour se rendre vers une destination inconnue pour la belle. Et c'est comme si Murphy lisait dans son esprit, comme s'il savait exactement quel genre d'endroit l'irlandaise s'imagine quand elle pense à Bali, à moins que tous les restaurants soient comme ça ? Quoi qu'il en soit, le restaurant est local, charmant, situé en bordure de plage. Elle entend quelques notes de musique au loin, et la rousse a retiré ses chaussures pour sentir le contact du sable contre ses orteils. Elle pourrait littéralement dormir au bord des vagues. Mais au fond, n'est-ce pas ce qu'elle va faire ce soir, même au bungalow ?

« Est-ce que ça fait de moi une grande enfant si je meurs d'envie d'aller mettre les pieds dans l'eau ? » qu'elle demande alors qu'ils se sont installés à une table, un cocktail à la main. Siobhan fait un sourire, regarde autour d'eux. La plupart des vacanciers semblent être de parfaits petits couples. Faut dire que si elle se mariait, Bali serait probablement une idée de lune de miel, comme Dimitri a pu le faire. La rousse chasse la pensée, pince ses lèvres roses, et tend la main pour goûter une des spécialités balinaises qu'ils ont commandées sur un plateau dégustation. Et c'est avec son nez rivé sur ce qu'elle mange qu'elle lâche, sorti de nulle part: « J'ai quitté Sawyer. » La langue passe entre les lèvres sèches, elle reprend une gorgée de son cocktail sucré, et lève un regard vers le brun. Elle se sent pas coupable, Sio, c'est peut-être ce qui l'inquiète le plus. Elle se sent libérée d'un poids depuis deux jours, même si un autre subsiste : Celui de l'incertitude quand à leur histoire à tous les deux.

NIGHTBLOOD
   
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Murphy O'Hara
LTTP Member



Statut : Célibataire, père d'une mioche de 10 ans dont il s'occupe seul avec sa tante.
Origines : Irlandais pure souche
Relations : Izzie (PNJ) ⠄Fille adorée
Sorcha ⠄ Tante, comme une mère
Siobhan ⠄ Meilleure amie ♥️
Kieran ⠄ Bromance
Isabella ⠄ Amie & nounou préférée
Danny ⠄ Amie

Pseudo : Lady Furiosa
❖ CELEBRITE : Dylan O'Brien
❖ AGE : 28
❖ MESSAGES : 239
❖ CRÉDITS : Blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 15/08/2017
Clovers : 525
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t3478-murphy-i-like-when-it-makes-boom-baby http://lttp.forumactif.org/t3480-murphy-mecano-dealer-little-ass http://lttp.forumactif.org/t3482-murphy-sujets-dispo
MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Mer 10 Jan - 22:48

Débile s'admoneste-t-il face à sa soudaine perte de moyens. Elle a toujours été belle, sa rousse. Même en amitié aussi forte, il y a des choses qu'on ne cesse pas de voir. Comment aurait-il pu, étant donné la façon dont ses frères la regardent, quand elle vient au garage ? Sauf que là, c'est différent. Il ne la voit pas, il la contemple, comme si c'était la première fois qu'elle venait à sa rencontre. La couleur de son visage, touché par son compliment soudain, le reflet du soleil de Bali dans ses mèches fauves, les valons délicats de ses courbes sous le mince tissu de sa robe ... Il se surprend à sourire encore plus bêtement que d'ordinaire, même alors qu'il enfourche la bécane, les bras de Siobhan passés autour de sa taille. Peut-être même plus.

Il faut au moins l'adrénaline de l'asphalte et des nids-de-poules pour ramener le Dutch sur terre. Béquille enclenchée et le restaurant est tout près, à quelques grains de sable d'eux, le soleil se couchant sur la pagode pas plus locale que lui. Il n'est pas complètement con, il sait que c'est surtout pour attirer du touriste, mais tripadvidsor en ayant vanté le cadre et la cuisine, il aurait eu tort de les en priver. Après tout, s'il l'a invité à le rejoindre, c'est pour lui offrir ce qu'il peut trouver de plus beau sur cette île et non la traîner à la sandwicherie du coin - quoi qu'elle s'en serait certainement contentée. Il a comme l'impression un peu étrange que la rousse aurait pris ce qu'il lui donnait, pour peu qu'ils soient ensemble. T'es tellement prétentieux, bro' entend-il presque Kieran se moquer, ce qui lui arrache un nouveau sourire. Alimenté par la question de la McAllister. « Plutôt une personne normale, je dirais ! Qui n'aurait pas envie de s'y plonger jusqu'au cou, hein ? » Pure rhétorique, évidemment. Il avale une gorgée du cocktail sucré. Ça le change de l'amertume délicate et surtout, délicieuse, du whisky qu'il a l'habitude de consommer. Alors, il savoure cet inconnu, un brin distrait, ses doigts voletant autour de l'assortiment qu'ils ont commandé. Tout a l'air si bon, par quoi commencer ? Pourquoi pas cette espèce de beignet, là, ou cette sorte de crêpe verte ? Il en saliverait presque. Jusqu'à ce que ... « J'ai quitté Sawyer. » La rasade de cocktail fait fausse-route, manque d'atterrir dans ses poumons. Il tousse violemment, cherchant son souffle. Quoi ? Il a bien entendu ? Apparemment. Il fixe la jeune femme entre deux quintes, laquelle paraît embarrassée. Quand ? Pourquoi ? Comment ? Hein ? Mille questions lui traversent l'esprit, mais tout ce qu'il arrive à sortir d'une voix rauque, c'est : « T'as bien fait. » Mais gros, gros débile ! Il n'a pas imaginé qu'elle ait pu prendre cette décision parce que Sawyer avait merdé - avec une autre ? -, qu'il s'agisse d'une simple dispute, que ... Bref, comme d'habitude, il n'a pas pensé. « Je veux dire ... Enfin ... Si tu penses que c'est bien, évidemment ! Il s'est passé un truc ? » Il rame, se raccroche aux branches, essayant de faire oublier sa maladresse. A aucun moment, sot qu'il est, il ne lui traverse l'esprit que cela pourrait avoir un rapport avec lui. Avec eux. Même si au fond, il désespère que ce soit le cas.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Siobhan McAllister
LTTP Member



Statut : en couple, pas forcément heureuse pour autant
Origines : irlandaise, rien qu'irlandaise
Relations : Murphy - meilleur ami, sentiments refoulés
Sawyer (pnj) - petit ami depuis douze ans
Pseudo : nightblood
❖ CELEBRITE : holland roden
❖ AGE : 24
❖ MESSAGES : 62
❖ CRÉDITS : blondie
❖ PIEGE DEPUIS : 05/12/2017
Clovers : 261
Voir le profil de l'utilisateur http://lttp.forumactif.org/t4466-siobhan-someone-take-me-home http://lttp.forumactif.org/t4471-siobhan-gerante-d-une-menuiseri http://lttp.forumactif.org/t4470-siobhan-journal-de-bord-d-une-rousse
MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   Mar 16 Jan - 10:43

What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart You'd be the one I was meant to find. It's up to you And it's up to me, No one can say what we get to be So why don't we rewrite the stars? Maybe the world could be ours Tonight


Elle se sent l'âme d'une adolescente, Siobhan. Ça a toujours été un peu le cas déjà avec Murphy, et c'est ce qu'elle aime en premier lieu chez lui: Ce côté enfantin, un peu idiot par moment, qu'ils ont su garder tous les deux depuis le jeune âge où ils se sont rencontrés. Un peu d'innocence apportée dans leur monde parfois trop rigoureux, trop sérieux. Depuis qu'elle a posé le pied sur cette île, depuis le décollage de l'avion même, où elle a vu Dublin - et par conséquent, Sawyer et tout ce qui s'y rapporte - s'éloigner peu à peu, elle se sent dans une bulle, Sio. Protégée de tout, sauf peut-être du plus important: Lui. Murphy, auquel elle s'accroche alors qu'il démarre, s'éloignant de leur nid au paradis pour que la soirée commencé. Une soirée qui leur appartient à tous les deux, et que la jolie rouquine va devoir apprivoiser, faisant face à une situation toute nouvelle.

Elle laisse échapper un rire léger lorsqu'il pense d'elle qu'elle est parfaitement normale à désirer mettre ses pieds dans l'eau, découvrir la fraîcheur de la plage au lieu des douceurs qui se trouvent dans son assiette. « Si on avait ça à Dublin.. j'y passerai probablement ma vie. » qu'elle dit la rousse, l'air rêveuse, un peu perdue dans ses pensées. Est-ce qu'elle lâcherait la menuiserie ? Probablement pas, trop attachée à ses racines, mais clairement, le cadre donnait envie de s'abandonner à tout, de ne plus penser à rien. Si seulement. Car alors qu'elle attrape distraitement son verre pour laisser le cocktail alcoolisé et sucré glisser le long de sa gorge, elle laisse les mots quitter ses lèvres, ceux qui la brûlent depuis qu'ils se sont retrouvés. J'ai quitté Sawyer. Murphy s'étouffe, Sio s'empourpre, le nez sur l'assiette, les dents qui attrapent l'intérieur de sa joue. Peut-être a-t-elle été un peu brusque ? Probablement. Pourtant, au lieu de laisser échapper sa surprise - parce qu'elle n'est pas folle, Sio, elle sait qu'il est surpris, elle a appris à déchiffrer la moindre de ses expressions sans même le regarder longuement - il se contente de dire qu'elle a bien fait. Elle le sait, à vraie dire. Si elle pensait être rongée par le remord après avoir annoncé la situation à son petit ami, la culpabilité s'était fait moindre, submergée par un sentiment de liberté dont elle n'aurait jamais pu imaginer le goût. C'est souvent après s'être affranchi de la douleur qu'on en prend conscience, et Siobhan a été forcée de faire face à la réalité: Celle dans laquelle elle était malheureuse en amour, et hantée par un autre. Autre qui, de toute évidence, n'est pas fichu d'ouvrir les yeux sur la raison pour laquelle elle a quitté son médecin de petit ami. « Il s'est passé un truc, ouais. » qu'elle annonce, osant enfin relever son regard clair pour rencontrer celui de son meilleur ami. « J'ai mis un petit moment avant de le réaliser, mais c'était là depuis quelques temps je crois. Fallait juste que j'ouvre les yeux. » Allait-il progressivement comprendre où Siobhan voulait en venir ? Et c'est avec un sourire presque enfantin qu'elle ose enfin dire, timidement : « Sawyer a pris un chemin différent du mien depuis longtemps, et j'étais pas fichue de comprendre qu'un autre croisait ma route sans arrêt, sans que j'le voie vraiment. » Elle s'était posé des feux rouges toute seule, chaque fois qu'elle parlait avec Murphy. Convaincue que c'était son meilleur ami, rien de plus, alors que tous les autres interprétaient leur proximité et leur relation de façon plus intense. « Je sais pas trop s'il compte s'arrêter encore sur la même route que moi mais.. au moins, j'ai arrêté de me tromper d'itinéraire. » Le sourire se fait plus timide, et pourtant.. pourtant Sio elle ne démord pas du regard de Murphy.

NIGHTBLOOD
   
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars   

Revenir en haut Aller en bas
 
BALI - murphy & siobhan - why don't we rewrite the stars
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bali Balo dans son berceau...
» Loi de Murphy [FB 1623 PV Adrienne Ramba] [HOT]
» Pean : Bali Bullova- Dessalines a trace le modele du pouvoir absolu
» (m) cillian murphy ✈ libre
» ( Shyle ) ▬ emmène moi voir d'autres couleurs. (Bali) +18

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Look through the pain :: Dublin :: All around Dublin-
Sauter vers: