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(cadanja) te suivre jusqu’au gouffre

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the law
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- Statut : célibataire, mariée à l'ombre d'un métier qui n'est plus qu'une excuse à présent.
- Origines : irlandaise, à peu près.
- Relations : (cadell) shots d'adrénaline, nuits soupirées, des regards trop longs.
- Pseudo : ad astrae.
- CELEBRITE : deborah ann woll
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- PIEGE DEPUIS : 26/02/2018
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MessageSujet: (cadanja) te suivre jusqu’au gouffre   02.03.18 23:34


te suivre jusqu’au gouffre

« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. C'était une connerie. Du moins dans son acception banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée. »
Quand elle rejoint sa voiture, elle tremble. Elle voit flou, puis y'a cette migraine qui ne la quitte pas mais elle n'ose pas s'arrêter et reprendre son souffle (qu'elle a perdu). Non. Ce serait leur donner raison. Ce serait leur offrir tout ce qu'ils avaient désiré en la martelant de coups. Ce serait se montrer faible et malléable alors qu'elle était le contraire. Tout le contraire, putain. Alors elle marche la tête aussi haute que sa nuque le lui permet et quand elle s'assoit, claque la porte, y'a un sanglot qui lui échappe. Il est puissant, soudain, c'est comme si elle vomissait d'un coup toute sa douleur. Mais Anja tient bon, tourne la clef, démarre, s'éloigne dans un crissement de pneu colérique à peine maîtrisé. Elle roule vite, beaucoup trop vite mais elle s'en fout : la loi, c'est elle, et il n'est pas né celui qui l'arrêtera. Elle roule vite, donc, elle voit à peine la route, à peine les passants qui dans ses yeux humides ne sont que des silhouettes. C'est la tension qui retombe, l'adrénaline qui s'échappe pour laisser place au martyr, au vrai.

Ça fait mal, putain.

Chaque inspiration lui arrache un sifflement de douleur, un sursaut qu'elle contrôle plus. Ils ne l'ont pas loupée, ces cons, sans doute que son flanc était déjà bleu d'hématomes. Puis y'a sa pommette qui la brûle et quand elle passe le revers de sa main dessus pour en sécher les larmes qui se sont frayées un chemin à travers ses cils, elle se crispe. Aïe. Elle saigne. De la même manière qu'elle sent sa tempe lui hurler "t'es vraiment trop stupide" avec la même intensité que sa pommette. Du poing, elle tape sur son volant une fois, deux fois : aussi frustrée qu'en colère contre elle-même et le monde entier. Y'a même un cris de rage qui lui échappe. Merde ! qu'elle répète encore et encore. Merde, merde, merde ! Et alors qu'elle pensait pouvoir rentrer chez elle, se doucher, enlever son chemisier plein de sueur, de sang, de terre (la faute à leurs chaussures), toute une flopée de voitures de police l'attendant devant son bâtiment. Il ne manquait plus que ça. Alors avant qu'on ne la voit, elle fait discrètement demi-tour et roule, une heure, peut-être deux. Elle fait le tour de la ville parce que ça l'apaise un peu, ça lui permet de réfléchir à la suite des évènements. C'est que dans son esprit, c'est une vraie tempête qui frappe et mille et unes questions s'y bousculent : que font ces flics chez elle (ils étaient forcément là pour elle) ? Est-ce qu'elle avait été dénoncée ? Est-ce qu'ils travaillaient aussi pour lui ? Qu'est-ce qu'elle peut faire, qu'est-ce qu'elle doit faire maintenant ? Se rendre ? Continuer ? Est-ce qu'elle protège vraiment Cadell ou est-ce qu'elle le met encore plus en danger ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'il fout ? Est-ce qu'il est chez elle, lui aussi ? Est-ce qu'il est au courant ? Qu'est-ce qu'il penserait d'elle ? Ça se chevauche, ça se dispute, ça lui embrouille l'esprit plus qu'autre chose alors elle finit par se rendre dans le seul endroit où elle se sent un brin en sécurité. En vérité, c'est comme se jeter dans la gueule du loup (après tout, il savait où Cadell vivait, non ?) et Anja, elle est bonne qu'à y plonger tête la première. Mais elle le fait avec panache, confiance.

Chez Cadell.

Elle se gare quelques rues plus loin, pour ne pas attirer l'attention, n'a qu'à fouiller dans son sac pour en sortir les clefs de l'appartement du brun qu'elle doit bien être la seule à posséder aussi. Puis ce n'est qu'une fois à l'intérieur qu'elle craque, enfin. C'est peut-être la fatigue, la douleur, ou l'odeur rassurante de son partenaire qui la pousse à s'allonger entre deux sanglots sur le canapé de Cadell. Sa migraine l'assomme et le sommeil n'a plus qu'à la cueillir sans qu'elle n'ait la force de se défendre.

Appartement de Cadell - 2 mars.
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- Statut : célibataire, le mariage n'a jamais été une option pour lui. il ne croit pas en l'amour éternel.
- Origines : irlandais depuis des générations, il ne connait rien d'autres.
- Relations : anja - coéquipière, meilleure amie et bien plus.
gemma - autant attiré que rebuté. son esprit lui joue des tours, il ne pense qu'à la revoir.
abel - ami de longue date, compagnon de boxe, soutien si nécessaire.
Caem - les affaires sont les affaires, rendant service et ami par la même occasion.
kaithlyn - danseuse préférée, victime secourue et surprotégée

- Pseudo : Laora
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MessageSujet: Re: (cadanja) te suivre jusqu’au gouffre   04.03.18 14:17


Mais c’était quoi ce bordel ? La nouvelle n’avait fait qu’un tour entre les policiers de la ville. J’avais été dans les premiers au courant vu qu’il s’agissait de l’appartement de ma coéquipière. "Putain !" Je criais seul comme un con dans ma voiture qui roulait à vive allure. Je ne m’occupais pas de la circulation et encore moins du code de la route. Dès que j’avais su, je m’étais précipité pour prendre le volant en direction de chez Anja. Son téléphone sonnait dans le vide, je n’arrivais pas à la joindre, j’étais fou de rage. En arrivant sur place je me suis garé complètement à l’arrache entre des voitures de collègues. Je me suis dirigé d’un pas de course vers son appartement sans prendre la peine de parler à qui que ce soit. Une fois la porte d’entrée franchie je restais là, figé. Je passais mes mains dans mes cheveux et plus rien autour ne me paraissait logique, j’étais perdu dans ce désastre. Mais qu’est-ce qui avait bien pu se passer ici ? J’agressais un pauvre patrouilleur débutant, "Qu'est-ce qui s'est passé ? Elle est où Anja ?" Je n’avais qu’une peur, que son corps soit dans un coin de la ville. Je ne prenais même pas la peine d’écouter les réponses et j’ai fait le tour de chez la blonde avant de repartir. Tout était confus, je ne trouvais aucune raison valable et puis personne n’avait connaissance de nos adresses.

Une fois de retour dans ma caisse, j’ai appelé plusieurs types qui me devaient des services et qui pouvaient avoir des informations. Mais aucun n’avait pu me renseigner, cela ne rimait à rien. J’optais pour une autre idée, rouler jusqu’à la retrouver. J’ai donc écumé les coins les plus pourris de la ville en me prenant pour la faucheuse, prêt à tout. Je n’étais plus un flic cette nuit, juste une personne animée par les questions et la vengeance.

Le soleil commençait à pointer et l'épuisement se faisait ressentir. Je n'avais plus la force et plus d'idées. Je décidais donc de passer par chez moi afin de prendre une douche bien méritée, boire un café et repartir au poste de police. Je ne m'attendais pas à la voir là allonger sur mon canapé. Comment n'avais-je pas pu y penser avant ? Mon sang n'a fait qu'un tour, je me suis précipité vers elle. La première chose qui me venait à l'esprit était de sentir son pouls. Anja était bien amochée mais vivante. J'étais à la fois soulagé et inquiet, je devais la réveiller pour qu'elle puisse m'expliquer. "Anja ! Mais qu'est-ce que tu as foutu ? T'as vu ta tête !" Ma délicatesse légendaire, grognon alors qu'elle souffrait.


@Anja O'Grady
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MessageSujet: Re: (cadanja) te suivre jusqu’au gouffre   04.03.18 16:42


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« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. C'était une connerie. Du moins dans son acception banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée. »
Le temps avait continué sa course sans elle. Il avait filé sans lui demander son avis, son accord et elle, elle s'était laissée noyer par la fatigue. Silhouette immobile allongée sur ce canapé en cuir qui en avait vu d'autres. Et parfois, elle avait levé la tête (l'esprit embrumé) cherchant du regard voilé l'ombre de Cadell. Mais il ne rentrait pas et l'heure tournait, passait. Peut-être qu'il ne savait pas pour elle, pour son appartement saccagé et pour le chaos qu'elle avait foutu dans leurs vies respectives. Peut-être qu'il buvait un coup dans leur bar préféré, les mains baladeuses contre une inconnue et les yeux brillants de malice. Peut-être qu'il s'en foutait, aussi. Mais jamais elle ne s'imaginait qu'il puisse être entrain de la chercher, elle, au milieu de la nuit et dans les pires endroits. Les jointures blanchies par sa prise pleine de rage autour du cuir de son volant. Les mâchoires serrées par l'angoisse et la colère, et puis la gorge qui déraille dans des cris dépassés. Mais la fatigue l'avait rattrapée, lui collait à la peau : parce que tous ses muscles étaient endoloris, tordus par les coups qu'ils avaient encaissés sans chercher à les redonner. Car si elle les avait rendus, certainement qu'elle n'aurait même pas pu se relever.

C'est que le matin qu'il revient, et la blonde dort encore d'un sommeil peu profond. Quand il pose maladroitement ses doigts sur sa gorge, Anja sursaute et lui agrippe le poignet, les yeux fatigués mais écarquillés : elle le fusille du regard, prête à se défendre car par réflexe elle s'attend au pire. Pourtant c'est que lui. C'est que lui mais c'est suffisant. Anja ! Mais qu'est-ce que tu as foutu ? T'as vu ta tête ! Il n'était peut-être pas au courant, finalement. Sa remarque lui arrache un sourire, mais ça la fait siffler de douleur quand l'entaille sur ses lèvres s'étire et se craquelle. Elle ne lâche pas son poignet, interdite. Pas même quand elle s'assoit dans une grimace, car ses côtes aussi se réveillent doucement et le feu qui les brûle aussi. Tout comme sa migraine qui revient taper aux portes de son crâne : ce n'est que là qu'elle le lâche, les yeux qui se ferment et les sourcils qui se froncent alors qu'elle se masse les tempes. Tu peux baisser le volume un petit peu ? Pas besoin de crier comme ça... pas de bonjour, pas de salut, pas même une réponse à la question qui lui avait échappé. Ça lui glisse douloureusement des lèvres dans un murmure un brin brisé alors elle se racle la gorge pour regagner en force. Où est-ce que t'étais, toi ? Quelle heure il est ? qu'elle lui demande dans un pseudo-sarcasme qui cache sa véritable interrogation. Elle était curieuse, Anja, de savoir ce qui l'avait retenu si longtemps pour qu'il ne passe sa porte qu'au petit matin. Et elle se frotte les yeux du bout des doigts encore rougis par le sang qui y avait séché : le sien, surement, d'avoir tenté de parer quelques coups. Finalement, elle lève le regard vers lui, les billes bleues se mêlent à celles plus sombres de son partenaire tandis qu'elle essaie de lire quelque chose dans son regard. Elle y lit comme toujours la rage qui l'anime et le fait avancer, mais il y a aussi de la confusion, de l'impatience. Alors elle soupire, secoue la tête en se relevant péniblement et titube un peu quand elle se tient enfin debout. Je vais bien ! lâche-t-elle soudainement, presque irritée de devoir le dire alors qu'elle sous-estime l'étendue de son apparence défaites et certainement inquiétante. Une main pas si stable que ça vient passer dans ses cheveux blonds ses doigts, alors qu'elle se répète, plus douce cette fois. Plus rassurante. Je vais bien, ok ? puis elle rajoute, dans un sourire aussi large que ses lèvres entaillées le lui permettent C'est moins pire que ça en a l'air, tu devrais voir le mec d'en face. Elle plaisante, bien sûr. Parce que tout ce qu'elle espère c'est qu'il n'ait jamais à voir le mec d'en face.

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MessageSujet: Re: (cadanja) te suivre jusqu’au gouffre   11.03.18 8:41


Non mais dans quel état elle se trouvait sérieux ? Je ne l’avais jamais vu ainsi. On aurait limite dit un cadavre ambulant. Anja me demandait de baisser d’un ton, elle avait bu ou quoi ? Mais qu’avait-elle foutu de sa journée ? Tout un tas de questions résonnaient dans ma tête. Ses interrogations me rendaient fou, comment pouvait-elle me questionner alors que c’était elle qui avait une sale gueule et un appartement en ruine ! Sur le coup j’ai préféré ne pas lui répondre, à quoi bon. Je la regardais se lever avec quelques difficultés, elle souffrait c’était certain. Je ne comprenais rien à la situation et à ses explications. D’ailleurs elle n’en donnait pas vraiment. Garder le silence n’annonçait rien de bon car généralement je pétais souvent les plombs juste après. Anja me menait en bateau, j’étais énervé qu’elle puisse continuer à me mentir autant ou du moins à ne rien me dire ! Mes poings se serraient, je me suis levé d’un bond avant de pester. "Non mais tu vas arrêter de me raconter des conneries ! Dis-moi tout de suite ce qu’il s’est passé !" Je me suis avancé vers elle, allant jusqu’à la plaquer contre le mur pour lui mettre la pression afin qu’elle se livre enfin. Me voilà fou de rage et c’était ma seule façon de communiquer quand je voulais faire avouer quelqu’un. Même si c’était ma coéquipière. Puis j’ai vu son inquiétude dans ses yeux. Elle n'avait pas peur que je lui fasse du mal, c'était impossible. Mais elle n’allait vraiment pas bien. Sa façon de me regarder m’a calmé instantanément, j’ai soupiré avant de passer mon pouce sur son menton. "Qui t’a fait ça ?" Mon ton était plus posé. "Ton appartement… il y avait tellement de bagnoles de flics. J’ai cru que…" …tu étais morte. Ca je ne lui dirais pas. Mais j’ai vraiment eu peur. Anja était une femme indépendante qui savait très bien se défendre mais j’étais prêt à tout pour la défendre. Je n’avais pas pu protéger ma sœur alors il était hors de question qu’il lui arrive quoi que ce soit.


@Anja O'Grady
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MessageSujet: Re: (cadanja) te suivre jusqu’au gouffre   11.03.18 11:20


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« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. C'était une connerie. Du moins dans son acception banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée. »
Elle a beau sourire, ça lui suffit pas. Elle a beau mentir : il le voit déjà. Quelle idée aussi, de tenter le diable et d'espérer que Cadell fermera les yeux sur son état déplorable, sur son appartement qui n'en est plus un. C'était lui demander l'impossible, elle aurait du s'en douter après tout. Cadell, elle l'avait dans la peau, elle le connaissait par coeur et c'était un véritable affront qu'elle lui faisait en lui mentant l'air de rien. En lui cachant le pire. Mais elle est au pied du mur, Anja. Elle ne peut pas lui dire, pas maintenant. Si l'ex-taulard a suffisamment de contact pour connaître leurs adresses personnelles, des détails intimes de leurs vies c'est qu'il en a assez pour les faire taire indéfiniment aussi. Et voir Cadell affronter ces types, c'était plus haut que ses forces. Elle ne le verrait pas mourir avant elle, c'était impensable. Mais le problème était le suivant : il pensait la même chose. Alors elle avait décidé de se plier aux demandes du type pour préserver Cadell de soucis qui (elle en était plus ou moins certaine) étaient trop important pour qu'elle puisse le laisser les affronter seul. Après avoir difficilement sourit, un petit rire lui échappe dans une énième tentative d'alléger la tension qui s'était créée depuis l'arrivée du brun. Fais pas cette tête... qu'elle ose même plaisanter, et une petite voix au fond de son esprit lui dit que ce n'était pas la chose à faire. Qu'il le prendrait comme un nouvel affront, un routage de gueule en bonne et due forme. Il n'a pas tort car quelque part elle le fait tourner en bateau (mais pour son propre bien). C'est peut-être le rire de trop, le haussement d'épaule innocent à ne pas avoir parce que ça suffit pour le faire sortir de ses gonds soudainement. Il l'attrape par les épaules, vient la plaquer violemment contre un mur en s'agrippant à son chemisier déjà foutu. C'est inattendu, et Anja n'a pas la force de se défaire de sa poigne. Tout ce qu'elle peut faire, c'est grimacer, gémir plaintivement quand ses mains font ressurgir des douleurs jusqu'ici endormies. Ses côtes la brûlent de l'intérieur et elle se mord les lèvres par réflexe pour retenir d'autres plaintes : mauvaise idée. Ça ne fait que lui arracher une nouvelle grimace.

Putain.

Elle est fatiguée. Elle a mal partout, bordel. Et lui tout ce qu'il trouve c'est faire claquer son dos contre un mur, s'approcher jusqu'à faire pression sur ses côtes. Non mais tu vas arrêter de me raconter des conneries ! Dis-moi tout de suite ce qu’il s’est passé ! Quand elle le regarde, y'a pas de peur dans ses yeux. Il a beau la traiter comme n'importe quel délinquant tardant à lui dire la vérité, elle sait qu'il n'irait pas plus loin. Mais il faut la comprendre, elle vient de se faire tabasser et la dernière personne à l'avoir maintenue comme ça, c'était un type qui n'attendait qu'une chose : pouvoir la jeter par terre et la frapper comme une chienne. Alors s'il n'y a pas de peur, il y a beaucoup de peine. De souvenirs qui remontent et qui font écho aux mauvaises décisions qu'elle a prise dernièrement. Elle est fatiguée, Anja. Elle en peut plus. Mais elle garde le menton levé. Finalement, elle lève ses mains pour entourer les poignets de Cadell et l'encourager à la lâcher sans le forcer. Ça fonctionne, il s'éloigne, peut-être un peu troublé par la vulnérabilité qu'il avait eu le malheur de voir dans les billes bleues de sa coéquipière. Qui t’a fait ça ? Ton appartement… il y avait tellement de bagnoles de flics. J’ai cru que… Il s'arrête et il n'a pas besoin d'aller plus loin pour qu'elle comprenne et lise entre les lignes. Ça lui brise le coeur, quelque part. Ça la bouffe d'être le centre de ses inquiétudes : par fierté autant que par affection. Hey... c'est dit tout doucement, dans un souffle comme pour le rassurer et calmer l'inquiétude qui n'a plus lieu d'être. Je vais bien, c'est le principal non ? elle tourne autour du pot encore une fois mais elle sait que ce ne sera pas suffisant alors elle tend la main pour attraper un bout de sa veste à lui. Puis elle le tire à elle lentement, bien loin de son plaquage brutal. J'suis tombée sur deux types qu'on avait coffré y'a quelques années. Le classique racket de gosses. J'suis intervenue, ça s'est mal passé. Fin de l'histoire. Sa voix se veut calme, rassurante. Il faut qu'elle réussisse à le convaincre pour qu'il passe à autre chose et cesse de se mêler de ses affaires : même si elles étaient étroitement liées à lui. Son excuse est probable, elle lui ressemble bien elle qui ne supporte pas qu'on s'en prenne de près ou de loin aux gosses de Dublin. C'est dans son code, il le sait. Pour l'appartement, je suis au courant de rien. J'ai voulu rentrer chez moi et y'avait toutes ces voitures... J'ai préféré disparaître au cas où. Au cas où on l'aurait vendue comme flic corrompue, entre autre. Et quand il est suffisamment près, elle pose son front contre le sien dans un soupire las. Une proximité qui ne leur était pas étrangère. Ses yeux se ferment alors qu'elle inspire, avant de terminer par un Je suis désolée. qui lui brûle presque les lèvres tant elle n'aime pas devoir s'excuser, trop fière pour accepter ses fautes généralement.

Appartement de Cadell - 2 mars.
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MessageSujet: Re: (cadanja) te suivre jusqu’au gouffre   18.03.18 8:59


Je voyais bien dans son regard que je devais reculer, la laisser tranquille afin qu’elle puisse respirer. C’était plutôt dur pour moi, je voulais à tout prix connaitre les raisons de toutes ces blessures qu’elle portait si mal sur son corps. Même si Anja était forte, je ne pouvais pas supporter de la voir si affaiblie. J’ai donc lâché prise au contact de ses mains sur mes poignets, je me suis écarté légèrement mais tout en restant debout, aucune envie de me poser. J’ai soupiré et passé ma main dans mes cheveux. Cela marqué bien mon impatience habituelle qu’elle connaissait tant. Mes yeux n’ont fait qu’un tour lorsque je l’ai entendu me sortir sa banalité. La blonde allait bien et c’était le principal. J’ai de nouveau lâché un soupire mais plus long que l’autre. Mon amie me ramenait vers elle, doucement et je me suis laissé faire. Mes yeux ne quittaient pas les siens et j’écoutais ce qu’elle avait à me dire. Son discours n’était pas des plus glorieux. Je ne pouvais pas croire qu’elle s’était engouffrée dans une situation pareille. Je penchais légèrement la tête comme pour essayer de bien comprendre, Anja avait toute mon attention. Mais je n’avais pas toute l’histoire, c’était certain alors je n’ai rien dit pour voir si elle allait cracher le morceau ou pas.

Après sa deuxième explication j’ai levé les yeux au ciel. Madame avait décidé de disparaitre comme ça. Non mais pour qui elle me prenait ? Ne savait-elle pas que je lisais en elle ? J’allais encore m’énerver mais elle me calmait en un instant. La blonde s’avançait vers moi en posant son front contre le mien comme si nous étions intiment lié. C’était surement le cas. Je profitais de ce petit moment pour me calmer et d’essayer d’avaler le peu d’explications et des excuses. Tout ça avant de reculer totalement et d’aller me mettre devant la fenêtre de mon appartement afin de regarder dehors. Je cherchais n’importe quoi de suspect, j’étais sur le qui-vive. C’était sans un regard pour elle que j’ai balancé mon speech "Tu es désolée ?" J’ai marqué une petite pause, j’ai souri en coin tout en gardant mon attention vers la rue. "Depuis quand on règle les problèmes seul Anja ? Je te rappelle qu’on est une équipe et que ces deux mecs t’ont légèrement massacré. Alors donne-moi leurs noms." Ma coéquipière savait déjà que je n’allais pas en rester là, je ferai le con certainement mais il était hors de question de les laisser s’en tirer. " Et je veux connaitre toute l’histoire, tu m’entends ? Toute l’histoire. " J’avais tourné la tête vers elle. Elle était si amochée… "Ils sont allés chez toi putain ! Il serait temps que tu ouvres les yeux et que je m’occupe de tout ça !" Mon ton s’élevait, j’étais fou de penser qu’elle ne m’avait rien dit. Le pire dans tout ça c’est que je n’avais rien deviné. J’ai fini par m’assoir sur mon fauteuil et la tête entre mes mains j’ai doucement dit "J’ai passé toute la nuit à te chercher tu sais."


@Anja O'Grady
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