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Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy

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J'existe. Et je trouve ça écoeurant.

- Statut : En couple avec Shiva et Satan.
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MessageSujet: Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy   16.05.18 14:00

Le Bon, la Brute et la Vieille peau.


« … cette Suzie est un rejeton du premier mariage de mon fils Larry, elle s’est enfuie avec un garçon très basané qui vivait en Angleterre ou … Non, en Ecosse je crois. Enfin, ce garçon n’était pas irlandais, c’est une honte ! Tu y crois un peu ? Qu’il rentre dans son pays celui-là au lieu de venir voler nos filles. Enfin, il gagne assez bien sa vie avec Internet, ne me demande surtout pas comment, tout cela me dépasse. J’ai bien un ordinateur chez moi que j’ai reçu à Noël l’année dernière par ma sœur Marjorie, mais … »

Et la vieille barmaid caquète encore et encore, l’haleine teintée de café et de mort, la voix tremblotante en une fausse harmonie qui recherche à refouler l’épuisante solitude de ses dernières années d’existence. Elle me parle de ses joies et de ses peines comme si le bon Dieu lui avait intimé dans un élan bienveillant d’évacuer toute sa misère au premier venu, moi en l’occurrence. Ma gueule doit aspirer un sentiment proche du réconfort. Mais la réalité est toute autre. Installé sur un tabouret près du bar, j’observe d’un œil profondément ennuyé mon verre vide car la vieille serveuse a décidé que ce serait une brillante idée de marquer une pause prolongée avant de me resservir. Le visage aplatit à l’intérieur de ma main, j’acquiesce de la tête à la moindre de ses questions, le cœur rempli d’espoir de voir plusieurs gouttes de bourbon retomber dans mon verre. Son visage illuminé de bienveillance est en parfait contraste avec ce que je vis dans le quotidien. Mais même cette petite tête ridée aux dents abimées qui m’offre un sourire radieux ne pourrait effacer les horreurs que j’ai vécues ici à Dublin. Toutes ces gueules que j’ai battu, brûlé, lacéré et décapé jusqu’à l’os dans le seul but de survivre. Bordel, que sa naïveté est folle. Elle est persuadée que je suis un homme bienveillant, sain d’esprit et toutes les conneries qui vont avec. Elle ne sait pas encore que son visage disparaîtra avant même son décès comme un lointain souvenir, bien loin de mon cimetière mental.

Car elle n’aura jamais une place parmi mes morts.

Soudain, la bouteille de bourbon commence enfin à bouger et à se pencher en direction du verre. Mes yeux s’ouvrent à nouveau et mes lèvres se décollent doucement, laissant ma langue palpiter au fond de mon palais. Mais la foutue bouteille se repose instantanément sur le rebord du comptoir alors que la harpie continue de prolonger son monologue raciste à la con. Le poing serré, je commence à rugir intérieurement. Bordel, que quelqu’un décide de me poignarder tout de suite où je vais mettre le feu au « Granary », le seul oasis potable dans tout Temple Bar. Je suis tout à coup séduit par l’idée de plonger le canon de mon arme entre son dentier bien humide avant de vider mon chargeur. Une balle peut faire taire beaucoup de choses, mais ma langue un peu sèche réclame un autre verre. Fais chiez. Bercé par les paroles vides de l’ancêtre, je relève mon index et le glisse avec douceur sur ses lèvres charnues et liftées. En un long murmure, je lui intime de se taire en imitant le son d’un ballon qui se dégonfle.

« Par-fait. »

Abandonnant le verre des yeux, je prends la bouteille d’alcool et l’amène directement à mes lèvres. Gorgée après gorgée, le breuvage est goûteux et commence à me piquer sévèrement la gorge. Tout en reposant la bouteille sur mes genoux, je relève le visage au plafond en relâchant un long soupir de satisfaction. Je comprends mieux ce qu’a du ressentir le p’tit Jésus lors de sa résurrection. Le moment est délicieux, un festin de saveurs qui m’invite à ne plus vouloir foutre le bordel dans ce prestigieux sanctuaire. D’une voix légèrement rocailleuse, je lui réponds :

« Il faut savoir crever en silence maintenant. »

Légèrement intimidée, la barmaid décide de me tourner le dos afin d’aller servir d’autres clients avant la fermeture. Au passage, elle ne se gêne pas de m’insulter et d’exiger en plus que je paye le montant de la bouteille.

Je consulte ma montre et constate que la soirée va peut-être se raccourcir. En effet, le cadavre de mon voisin de palier est confortablement installé dans le coffre de ma voiture suite à une mésentente verbale. Quelques heures plus tôt, il m’a traité de trou de cul d’américain en tambourinant derrière ma porte. Par sa faute, j’ai été victime de racisme. Et quand je suis sorti pour l’accueillir, eh bien … Il est juste devenu une « victime » de mon courroux divin. Sous mes coups, son visage est rapidement devenu ensanglanté, quelques côtes brisées et plusieurs dents en moins. Si jamais il devait se réveiller dans mon coffre, les gens près du parking risqueraient de l’entendre. Ensuite, je risquerai une lourde peine de prison par les autorités, voire une vendetta de sa propre famille qui aurait la décence d’avoir recruté un professionnel pour m’éliminer. Dans le fond, je m’en cogne. Car c’est exactement cette situation qui m’excite.

Je ne suis qu’un sale gamin qui aime jouer avec le feu.




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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy   17.05.18 15:23

Le Bon, la Brute et la Vieille peau.


J'ai clairement la tête comme un compteur à gaz. Je voudrai juste que tout le monde se la ferme, que les conducteurs de voiture éteignent leur moteur et que seul la lumière de la lune et des lampadaires éclairent les rues. Je viens de vivre ce genre de journée où rien ne va comme tu le souhaites, où quand tu fais quelque chose la minute d'après ce que tu viens de faire par en ruine parce que des éléments se sont ajoutés au tableau. Ce putain de contrat aura bouffé toute mon énergie, autant dire qu'il était coriace, pour me faire flancher il en faut beaucoup. Et pour ajouter un peu de piment à cette journée interminable, un de nos clients d'Angleterre avait vu ses affaires dégringoler à un tel point que ça avait eu un impact sur un de nos biens qui nous servait à blanchir plusieurs milliers d'euro. Ce chiffre est peut être dérisoire comparé à notre fortune mais c'est toujours rageant de voir que certains sont incapables de gérer leurs affaires de manières responsables.

Il ne me restait donc plus qu'une seule chose à faire pour tenter de me détendre : allé prendre un verre de whisky dans un pub où il y aurait peu de chance pour que je croise un visage connu. Je n'avais aucunement envie de faire la causette ce soir et encore moins de parler de la pluie et du beau temps. Alors, après avoir marché pendant plusieurs minutes en quête d'un bar dans lequel je n'avais jamais mis les pieds, je rentre dans un troquet qui ne paye pas de mine de l'extérieur. Et de l'intérieur non plus. Quelques occupants ont élu domicile dans le fond de la salle, ils jouent aux cartes sans vraiment en avoir envie. Seul un homme inconnu au bataillon se trouve au bar. Personne de connu dans les environs et c'était parfait comme ça.

Je prends place à un tabouret d’écart de celui qui est accoudé au bar et demande sans aucun sourire un verre de whisky Buckley à la serveuse. Elle me sert tout en parlant sans discontinuité au mec qui est assis à côté de moi. Je l'observe pendant quelques secondes d'un regard noir, quand est ce qu'elle va se décider à la fermer ? Je bois une longue gorgée qui termine quasiment le peu de liquide que j'avais dans mon verre avant de tourner la tête vers le pilier de comptoir qui se laisse assommé par tant de conneries. Je ne comprends pas comment il gère ça, à sa place je lui aurai déjà dit de fermer sa grande gueule. Mais à bien l'observer je me rends compte qu'il est entrain de se contenir, un sourire en coin se dessine sur mes lèvres. Pourvu qu'il pète un plomb, je n'aurai pas perdu ma soirée.

Je termine mon verre tout en observant la scène. Son doigt sur la bouche de la vieille, la bouteille de mon breuvage qu'il lui arrache des mains pour boire au goulot et enfin le fait qu'il se l'approprie comme un don du ciel. Je fronce les sourcils, attends un peu après avoir soufflé de mécontentement et ouvre enfin la bouche pour interpeller le nouveau détenteur de la boisson. Je ne crois pas que tu puisses la garder pour toi. Moi aussi j'en veux. Je désigne la bouteille qu'il tient entre ses mains. Je me lève de mon tabouret pour aller la lui prendre mais je me ravise une fois devant lui histoire de ne pas m'en prendre une sur mon visage de poupée. Pas que j'ai peur mais plutôt que je ne souhaite pas être défigurée. Alors je tends la main pour qu'il me la donne gentiment sans faire d'esclandre. Quoique s'il bouge le petit doigt, je ne me priverai pas pour le lui faire payer.

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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy   18.05.18 0:26

Le Bon, la Brute et la Vieille peau.


Les épaules affaissées, je roule la bouteille sur mon genou en me laissant bercer dans le néant obscur de ce long moment. Le jukebox installé au coin de la salle commence à entonner le refrain d’une vieille chanson des années soixante, typique des séries de Bikers à l’américaine que l’on visionne à la télévision. Je me souviens des vastes immeubles qui pullulent en nombre la ville de Los Angeles, des panneaux publicitaires qui montrent la dernière bière tendance ou un moyen d’agrandir son sexe pour seulement cent dollars. La longueur des routes goudronnées qui s’étendent jusqu’à l’horizon comme un éternel instant. L’odeur de la pelouse fraichement coupée dès les premières lueurs de l’aurore.

Mon pays me manque. Les impôts et la bouffe indienne imbibée de laxatif, un peu moins.

Je laisse un profond soupir s’extirper de mes lèvres comme si je relâchais la dernière fumée d’une cigarette. Sans m’en rendre compte, mon talon commence à taper en rythme sur le pied de mon tabouret. Mais aussitôt, une voix nouvelle commence à briser en morceaux ce voyage nostalgique. Bordel, si c’est une amie de la grosse dinosaure, je … Non. Ce n’est pas ça. Les yeux froncés, mes pensées se bousculent pendant que je me retourne dans la direction de ma nouvelle voisine de comptoir avant de la dévisager de la tête aux pieds, sans la moindre pudeur. On peut penser que c'est de la séduction de chien par un connard de misogyne à deux balles, mais l’expérience militaire m’invite simplement à vérifier si elle représente un danger potentiel ou non. Ce n’est qu’une mesure de sécurité à savoir si elle peut posséder une lame là où je m'y attends le moins ou le canon d'un flingue que je risque d’embrasser de trop près. Lentement, je termine de glisser mon regard sur elle comme une légère caresse avant de pénétrer à l’intérieur de ses iris aussi bleus et envoutants qu’une vague flânant dans l’océan. Elle peut porter les traits d'une femme aussi séduisante qu'innocente, sa présence inspire l'autorité et la destruction envers tous ceux qui osent la regarder de travers. D'un léger coup de langue, je commence à humidifier mes lèvres en gardant la tête haute face à son air satisfaisant. Elle ne manque pas d’audace en osant réclamer ma bouteille d’alcool. J’y ai posé mes lèvres dessus, cela devrait suffire comme réponse non ?

Peut-être s’attend-elle à un geste amicale. Mais la galanterie est une denrée qui n’existe plus ici, car nous sommes tous devenus des bêtes territoriales. Depuis que nos ancêtres ont considéré la séduction comme un art intemporel, la courtoisie envers une femme est une attention précieuse. La représentation d’une fleur sensible qui manque à tout moment de se faner si on ne lui octroie pas un peu d’amour et d’attention. Mais ici, nous sommes à Dublin. La putain de cité de Dublin. Le résultat d’une bonne baise entre Bagdad et l’enfer. Et, dans les ténèbres de cette terre sacrée, les prédatrices, les meurtrières et les opportunistes sont assises sur le trône de leur gloire. L’emblème de leurs victoires, c’est leur domination sur le marché noir et la gente masculine. Les innocentes n’existent plus. Elles ont été remplacées par des maîtresses en puissance. L’enfer est donc véritablement devenu une salope frigide. Mais cela ne me gêne pas de me frotter à ces diablesses, car je connais et accepte les règles du jeu afin d’éviter de me faire détruire par leur courroux céleste :

Les martyrs, les saints et les sauveurs terminent toujours de la même manière : en sang et isolés du monde.

Le moyen de leur survivre est donc de devenir aussi vorace que ces succubes. Mais qu’en est-il de cette jeune femme qui d’un seul regard autoritaire m’ordonne de lui donner ma bouteille pour sa simple satisfaction personnelle ? Non, il faut un peu plus que cela pour me persuader de dépenser un aussi noble breuvage. On peut reprocher ce qu’on veut aux Américains, mais le capitalisme, ça nous connaît : quand on achète quelque chose, on en a pour son argent. D’une main, je dépose sur le comptoir deux billets à trois chiffres afin de largement couvrir les frais de ma seule consommation. Car ma seule envie en ce moment est de briser ce petit visage de porcelaine par la provocation afin de percevoir la terrible créature qui sommeille en elle.

« Je viens de payer cette bouteille et le silence religieux qui l’accompagne. »

Mais la paix n’est que de très courte durée car la féline refuse de se tenir à sa place. Je la regarde quitter son tabouret du coin de l’œil. D’un geste vif, sa main se lève puis redescend instantanément. Je rêve ou elle a réellement succombé à la tentation de voler mon bien juste sous mon nez ? Le sourcil arqué, ma voix remplie d’une lourde ironie commence à chanter ces quelques mots :

« Ta-ta-ta … Ce n’est pas très courtois de vouloir escroquer un escroc. »

D’un geste déterminé, je dépose brusquement la bouteille d’alcool sur le bois du bar, laissant l'hostilité venir s'imposer entre nous deux. Les lèvres de la vieille barman commencent à s'ouvrir pour rétorquer quelque chose, mais aucun son ne parvient à sortir de sa bouche. Elle vient de comprendre que l'atmosphère vient de s'alourdir sous l'effet de la tension. Ce serait regrettable de commencer à faire chier deux alphas, non ? L’œil amusé, je la toise d’un long regard avant de répliquer avec douceur :

« Dis-moi, combien tu es prête à payer pour l’avoir en retour ? »

Autrement dit : tu relances ou tu te couches, ma belle ? Le regard légèrement brillant, un sourire serein se dessine au coin de mes lèvres. Je me laisse bercer dans l’âme d’un joueur de poker qui risque de recevoir un poing dans la gueule par une main douce et parfaitement manucurée. A moins qu’elle soit d’une autre race et décide de me pondre une réponse bien plus subtile…

Je ne recherche qu’à être impressionné.



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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy   21.05.18 21:06

Le Bon, la Brute et la Vieille peau.


On m'a souvent reproché mon incontrôlable côté impulsif mais vous savez évidemment ce que je leur ai toujours répondu à ceux là. Que je les emmerdais parce que je suis Romy et qu'on ne remet pas Romy à sa place. Je me fous complètement de ce qu'on peut penser de moi que ce soit du positif ou du négatif, l'important c'est qu'on parle de moi. J'ai été à bonne école, élevée par le meilleur père qui soit. Aucune pitié pour ceux qui ont la critique facile et encore moins pour ceux qui n'en valent aucunement la peine. Alors voilà pourquoi je me suis retrouvée à ses côtés, comment j'ai failli lui arracher la bouteille des mains. Certes, je me suis ravisée pour éviter de l'embrocher s'il tentait quoique ce soit envers moi. Mais j'ai planté mon regard dans le sien, sans ciller parce que je n'ai pas peur de lui, de personne.

J'ai conscience que redouter rien ni personne pourrait être dangereux un jour, mais je suis comme ça, je fonce la tête baissée quand il s'agit de moi. Pour mes affaires, pour les affaires de mon père je suis plus posée plus réfléchie, plus professionnelle. J'observe, j'analyse telle une lionne qui s'apprête à bouffer sa proie d'un coup de dent. Mais là ça n'a rien à voir, ça n'a aucun rapport avec les affaires ça à un rapport avec mon plaisir personnel alors rien ne me fera reculer. Je n'ai prêté aucune attention à son discours, à ces mots qu'il a employé, il courent sur moi autant que les gouttes d'une pluie insignifiante. Je me tiens donc devant lui après avoir arrêté mon geste, le regarde m'observer, il l'ouvre enfin. j'espère qu'il est joueur. Pas très courtois ?

Ce n'est pas très courtois de s'approprier mon breuvage. dis je en désignant cette bouteille qui n'est finalement qu'une bouteille d'alcool semblable aux deux autres qui se trouvent derrière le comptoir. Mais c'est cette bouteille que je désire et pas une autre. Et comme pour me narguer, il dépose d'un coup sec la dite bouteille, sur le comptoir en bois. Je ne prête aucune attention à la vieille qui semble nous observer qu'elle aille se faire foutre. Un regard perçant, envoutant s'empare de moi et ne quitte pas une seule seconde mon nouvel adversaire qui semble en avoir dans le coffre.

Sa demande tombe si bien qu’intérieurement j’en jubile. J’attends un instant, histoire de les faire languir lui et la mégère qui nous observe d’un oeil inquiet. Ma main vient agripper ma pochette haute couture posée sur le bar, je l’ouvre et saisis ce poignard qui me suis partout. Je prends mon temps pour le sortir et viens le déposer devant le beau brun qui ne m’a pas lâché du regard. Je ne paierai pas un centime pour l’obtenir. Autrement dit, tu me la donnes ou j’enfonce cette lame entre tes côtes. Je vous l’accorde, c’est peut être trop, c’est peut être osé. Quelqu’un pourrait prévenir les forces de l’ordre mais je m’en contre fous, les Purnell ont le bras long. Non, ce que je souhaite c’est qu’il sorte lui aussi son attirail, je sais qu’il a ce qu’il faut pour riposter, je connais les mecs dans son genre. S’il sort une arme, je lui roule la plus belle pelle de sa vie.


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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy   Hier à 16:15

Le Bon, la Brute et la Vieille peau.


J’ai admiré les ténèbres brillées dans son regard telle une montagne noire et hallucinée.

Quelle féline indomptable. Mes vannes légères fusent et pourtant, elle ne se gêne pas de recracher son venin avec une froideur redoutable qui parvient à retenir l’attention de toute la salle. Mieux encore, ce n’est pas ses mots teintés de rancœur qui parviennent à retenir mon attention, mais bien cette élégance meurtrière à l’intérieur de son regard immuable. J’ai imaginé qu’elle n’était qu’une petite peste sans avenir de la haute classe socialecomme n’importe qui de son espèce. Néanmoins, il y a quelque chose de sauvage qui se dégage de ses yeux obscurcis par l’irritation. Un sentiment violent gouverné par un instinct primitif. Une aura aussi exquise que dangereuse émane d’elle, ses fines épaules éclairées par les néons rosés du bar. Ses longs cheveux se défilent en cascade alors que son visage maquillé m’observe sans sourciller une seule fois. Je peux sentir la présence de lourdes griffes menaçantes planer juste au-dessus de mon crâne alors qu’elle me contemple comme si j’étais la représentation de tout ce qui la dégoute en ce monde rempli de vices. Bien que la bouteille soit à quelques centimètres de sa main, elle ne souhaite pas la reprendre. Oh non, elle recherche bien plus que cette petite victoire si insignifiante… Le problème n’a jamais été la bouteille, mais plutôt le connard insouciant qui a eu l’audace de s’interposer entre elle et ses petits plaisirs nocturnes de femme solitaire. Je sens qu’elle souhaite m’humilier en raclant la pointe de sa chaussure à talon sur ma tête. Et cette hostilité aussi soudaine commence à prendre le pas sur mon intérêt envers cette furie au visage d’ange. Arquant un sourcil inquisiteur, je ne peux pas m’empêcher de lui répondre par un sourire hautain, mordillant ma lèvre inférieure avec une discrétion non feinte.

Puis, d’un geste presque théâtral, je suis ses mouvements des yeux alors qu’elle s’empare d’une lame propre et bien aiguisée. Un long sifflement quelque peu agaçant s'échappe de ma bouche. Voilà une bien belle pièce. La conscience allégée, je l’observe prendre son temps comme si le monde lui appartenait déjà afin de s’assurer que tout le monde puisse être témoin de son audace. Ce qui ne manque pas d’éveiller les esprits endormis par la liqueur.

« Wow ! Elle a sorti une lame là ! »

« Hey, arrêtez vos conneries ! »

« Pas d’armes dans la maison ! »

Amusé, un léger rire s’extirpe de mes lèvres alors que les quelques clients présents sentent la merde arriver en frémissant de plus bel. La jeune blonde au visage de glace sème les graines du doute en influençant le troupeau de brebis égarés qui nous entourent. Et, contre toute attente, il se pourrait bien qu’elle puisse parvenir à attiser quelque chose au fond de moi aussi…

« Tirez-vous de mon établissement, vous êtes en train de rendre les gens nerveux … »

Bordel, même la vieille harpie derrière le bar a décidé de s’y mettre elle aussi. Rapidement, je me retourne en restant sur mon tabouret, les deux mains levées en l’air comme si je portais la toge d’un prêtre déterminé à apaiser ses fidèles apôtres.

« Vous pouvez arrêter la masturbation émotionnelle en fermant vos gueules ? On est juste deux enfants de chœur qui essayons de se mettre d’accord entre la Bible et le Coran. »

Ce qui signifie concrètement que la paix n’est pas près d’arrivée, mais ça les alcooliques du coin ne l’ont peut-être pas compris de cette manière. Ils peuvent nous considérer à présent comme deux mormons en colère qui essayent de se foutre sur la gueule par la voie honorable des armes afin de savoir qui sera l’élu du Tout-Puissant. La vérité, c’est que nous sommes prêts à y mettre nos larmes, notre sueur et notre sang dans le seul but d’avoir raison. Bordel, je sens déjà que ce jeu va vite devenir immature et je me sens aussi émoustillé qu’un gosse de quatre ans en surpoids qui porte son premier fusil de chasse. Est-ce qu’elle m’invite réellement à dévoiler mes armes afin de savoir qui a la plus grosse verge en mesurant notre égo ? Mon « Glock » coincé sous ma ceinture commence à me brûler la peau. C’est à peine si je pouvais l’entendre susurrer d’une voix séductrice « Prends-moi maintenant ! ». Et pourtant, mes doigts se frottent mutuellement, excités par la seule perspective de brandir mon flingue autrichien, tirer deux salves en l’air comme un cow-boy raté et le déposer sur le comptoir boisé juste pour lui fermer sa grande gueule.

Mais cela ne suffirait pas.

Le cœur enserré dans un élan mélancolique, je viens de comprendre à l’instant qu’elle est l’image divine d’un royaume de glace qui ne s’effrite jamais. Un diamant si bien taillé par les mains du Seigneur qu’elle semble invulnérable au charme des hommes. Elle doit donc penser que je suis un tas de merde facile à anticiper, le stéréotype de l’homme hypocrite qui espère conquérir le monde en étant une parfaite grande gueule. Ma mâchoire se contracte subitement par ce mensonge indigne. Et rien que pour cela, je suis d’accord de me dévoiler un peu plus juste pour ses beaux yeux. Doucement, je plonge la main à l’intérieur de mon gilet en jeans et ressort une grenade à fragmentation. D’une voix légère et compréhensive, je secoue la bombe dans ma main comme une ravissante petite peluche.

« J’ai toujours rêvé de mourir d’une manière violente en emportant un bar dans ma tombe. »

L’ombre d’un sourire cruel étire à nouveau mes lèvres. La terreur psychologique est un atout que j’ai exercé plus d’une fois à l’armée. A la différence que moi, je ne bluffe pas. Un homme suicidaire qui n’a plus rien à perdre est toujours une créature redoutable. Crever en emportant un maximum d’individus dans ma tombe est sans doute le plus beau doigt d’honneur que je pourrai adresser à notre si belle civilisation. Voici donc qui je suis. Et voici donc qui nous sommes. Nous sommes l’incarnation du feu et de la glace. Moi, un étranger endiablé de la plèbe qui poursuit la vie d’un kamikaze des temps modernes, et elle, une comtesse de son époque qui règne au sein d’un purgatoire frigide. Nous avons absolument tout pour nous haïr. Et pourtant, derrière le voile de toute cette violence, il existe bien une symbiose capable d’enfanter une relation dangereuse rien qu’à nous deux.

« Vous êtes dérangés autant l’un que l’autre ! Foutez le camp de mon bar ! »

Soudain, les insultes et les menaces explosent tout autour de nous, laissant la panique générale dominer les pensées de chacun. Derrière notre dos, les chaises basculent, les verres retombent sur le sol et se brisent en morceaux et les tables se retournent en moins de quelques infimes secondes. Puis, un silence presque céleste envahit l’atmosphère. Du coin de l’œil, je sens leur regard tétanisé se tourner vers moi, leur respiration coupée et leur visage déformé par une peur profonde de mourir. Certains hésitent à sortir leur arme pour m’éliminer, d’autres à prendre la fuite tant qu’ils le peuvent encore… Mais un seul faux pas pourrait leur coûter la vie. Une seule erreur et je pourrais réduire ce temple en cendres. Les clients sont devenus des otages malgré moi. Mais je n’y apporte aucune importance. Car je continue de dévorer le regard de cette blonde sulfureuse comme si le lendemain n’existait plus.

« On se voit en enfer, chérie … ? »

La grenade en main, je tends mon bras dans la direction de la jeune femme. Et du bout de l’ongle, je caresse sensiblement la fine goupille qui est reliée à la bombe, mes yeux impénétrables s’arrêtant un long instant sur le rouge de ses lèvres.



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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et la Vieille peau – PV Romy   

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